‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 200 sur 236 · I. Préf. du St'Paul^ p · texte numérisé non relu

I. Préf. du St'Paul^ p

iannazar occupa vingt années de sa vie à la 1 de ce chef-d'œuvre ! (') — Que ne citait-il es Lusiades où Jupiter et sa séquelle, Bacchus, Mars, Mercure, Thétis, et le génie Adamasjent un rôle. Camoëns est assurément l'un tes épiques qui a le plus "follement" pratiqué inge d'idolâtrie et de christianisme littéraire. 1 peut se demander si BoUeau le connaissait, e que de nom ("). Le Tasse.dont le xyii* siècle

si haut la gloire, s'est permis d'être, lui aussi,

it idolâtre dans son poème chrétien de la croî-

ilzac en fit la remarque : " Le Tasse, dit Balzac,

lie Pluton et Alecto d'un côté, et Gabriel et

;1 de l'autre : il accorde la sainteté avec la

;: il se sert d'une déesse pour exécuter les ordres

îrre l'Hermite (*)."

leux vers dont nous nous occupons ne sont pas

larté sans ombres,

expression : Ce n'est pas que.... semble être une

ivec une idée précédente. Mais ce que Boileau

ne se rattache ni à la critique ni à l'éloge du

1 un sujet chrétien. Donc, Boileau admet qu'il avoir des sujets chrétiens. Mais puisque dans ts il condamne l'emploi des fictions païennes,

ii,Jug. dit sav., t. IV, p. 340-341.

lu ne professait qu'une médiocre estime pour la littérature porson siècle. Dans une de ses lettres à Brosseite, lettre où il il n' " entend point le poitugais ", il parle ainsi du comte .traducteur portuj^ais de la /"i?//!;»; et de la mère du comte lit-on, un prodige de mérite ". — " Ce qui m'a plu davantage, mère et du fils, c'est qu'ils ne me paraissent ni l'un ni l'autre les pointes et des faux btiilants de leur pays, et qu'il ne me >int que leur soleil leur ait trop échauffé la cervelle ". to juillet

Jiac, Htrodes infantieida et Entretitn xxxv.

puisque, d'autre part, il n'approuve point la folie d'un auteur, qui, pour un sujet chrétien, userait des figures de la Fable, il reste à conclure, en bonne logique, que dans un sujet chrétien Boileau admet uniquement les fictions ou figures chrétiennes. Donc, Boileau contredit ses propres sentiments sur nos auteurs déçus bannissant de leurs vers ces ornements reçus, etc. Je ne vois aucune autre interprétation plausible, ni possible: et Desmarets n'a que trop sujet d'écrire qu'en cet endroit, Despréaux " condamne lui-même tout ce qu'il a dit aupa- " ravant. " (P. 93.)

30 La preuve que Boileau doit Ipgiquement admettre un sujet chrétien, avec les seuls ** ornements " chrétiens, ressort du contraste même de ce distique avec le vers suivant. Boileau met nécessairement en opposition la prof ane peinture et ses ornements fabuleux, avec quelque autre chose. Or, ce qui s'oppose naturellement ^MXi^ profane peinture, c'est une peinture chritienne. Donc Boileau, s'il dit ici quelque chose, dit : en premier lieu, que l'on peut traiter des sujets chrétiens ; en second lieu, que pour ces sujets chrétiens,, il autorise les fictions chrétiennes. Mais alors pourquoi tout ce déploiement d'alexandrins, d'invectives et de mépris ?

" Mais dans une profane et riante peinture,

" Telle que la description du passage du Rhin, dans ** l'Épltre IV («). "

Soit pour la description du passage du Rhin. Mais enfin, il y a loin de cet épisode profane et ** riant (.'^) " à tout un poème épique. Encore une fois, plus on examine ces vers, plus on se persuade que Boileau recon-

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