‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 205 sur 236 · I. Discours i, p. 56, 57. — 2. Discours i, p · texte numérisé non relu

I. Discours i, p. 56, 57. — 2. Discours i, p

îtables, historiques, français et revendiquait ladmiration prodiguée aux guerriers d'Ilion : les lois de TÉpopée antique, dit le P. Labbé, amemnon, les Achille, les Ajax, obtenaient nom de héros. L'Épopée moderne a ses Conses Martel, ses Charles, ses Louis, ses Scan- , et d'autres encore. "

)ment où le P. Labbé publiait cette liste de Dmmes dignes de l'Épopée moderne, Boileau a liste homérique des vers 239 et 240. Ce Scanderbeg Taurait sans doute fait sourire me celui de Childebrand ? (')

I le plaisant projet d'un poète ignorant

1, de tant de héros va choisir Childebrand !

le héros d'un poème héroïque intitulé : Les ins chassés de France, composé par le sieur te-Garde, conseiller et aumônier du Roi. (Il a lalitédansleprivilège daté du mois d'octobre Ce poète se voyant raillé sur le choix et sur .

de son héros, publia : La défense des beaux

petit ouvrage rempli d'injures grossières M. Despréaux, et dans lequel il s'y efforçait fier son choix par la conformité qu'il trouvait s noms de Childebrand ^l celui â^ Achille ('). " e de Brossette est bien sèche et bien mépriir l'auteur de Childebrand, Carel, en se faisant ion des beaux esprits y n'oublia point la loi de \ bien ordonnée. Il se défendit. Sa défense

articles ix et x de son factum (3).

> an ici, Des études classiques, — L Épopée chrétienne pendant

de Louis XIV.

te.

CHANT m.

Despréaux, dit-il, '* en veut au sieur de Sainte- Garde, qui est mon ami intime (!) — Le sieur de Sainte-Garde n'affecte pas trop la qualité d'auteur, ni encore moins celle de poète. Il est vrai qu'il a fait quelques vers, et en français et en latin, que ceux qui s'y connaissent ne trouvent pas insupportables... "(Art. IX.)

De là, histoire de Childebrand et article x : *' Vous ne trouvez à dire, admirable censeur, qu'au nom du héros ; vous agissez à peu près comme Momus, qui était le falot des dieux et qui cherchait à critiquer surtout, pour les faire rire. — Supposons que le nom à& C hildebrand soix. rude, et le plus barbare du monde, oïl avez-vous trouvé qu'il soit permis de changer un nom que l'histoire nous donne ? Cela serait beau, si, au lieu de nommer son héros Childebrand, le sieur de Sainte-Garde l'eût appelé MénélaSy que vos oreilles trouvent si doux. — Mais en quoi trouvez-vous le nom de Childebrand si rude ? Est-ce à cause du Ch f Le nom à! Achille, que vous trouvez si agréable, a la même incommodité. Est-ce à cause de ce qu'il signifie ? Il signifie en allemand (que l'on parlait en ce temps-là en la cour de France) : Bouclier de feu. Peut-on rien imaginer de plus haut, ni de plus propre pour un guerrier qui soutient l'effort des ennemis, et qui, en les soutenant, les consume ? Ménélas, que vous nous voulez faire passer pour un nom très heureux, signifie : La rage du peuple, ou si vous voulez lui donner un autre tour : V enragé contre le peuple, et par conséquent, le destructeur du peuple. " Qu'est-ce donc que vous demandez } C'est un nom obscur, me direz-vous. Et quand cela serait ! Croyezvous qu'Achille fût un nom fort connu, avant qu'Homère en eût parlé }... Le Renaud du Tasse était-il

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