I. Ibid.^ p. 25. — 2. Ibid,^ p
Ces règles des quatrains, des tercets, des rîmes, sont détaillées au long par Colletet. Sa prose donnera Tidée de la torture poétique intitulée Sonnet : ** Les huit " premiers vers du Sonnet sont divisés en deux qua- " trains que j'appelle uniformes, ou de deux couleurs '* seulement; je veux dire qui se ressemblent en rime, ** quatre d'une et quatre d'autre; si bien que les vers de " chaque quatrain sont tellement assis, que le premier ** symbolise avec le quatrième; le cinquième avec le ** huitième; et les deux du milieu demeurent joints en ** rime plate, c'est-à-dire continus et non entrelacés.
** Les six derniers vers reçoivent une diverse *• assiette; mais presque toujours les deux premiers " vers du sixain symbolisent ensemble en même rime. ** Le quatrième vers et le cinquième fraternisent, ou ** s'accordent ensemble, en rime plate, différente pour- ** tant de la première; et le troisième et le sixième ont ** encore une rime différente des autres....
" Voilà pour ce qui concerne la fabrique ordinaire ** du Sonnet. Ce n'est pas que l'on ne le varie quelque- •' fois C). "
Donc Boileau, dans ses jolis vers, fournit à peine " un léger crayon " des difficultés du Sonnet, comme aussi de ses allures variées. Il aurait pu ajouter, par exemple, que l'hexamètre n'est pas essentiel à ces quatorze vers. Nos vieux poètes, Ronsard, du Bellay, ou autres, en ont fait de dix syllabes. Les vers du célèbre Sonnet de Job sont de huit pieds ; il en est de même du Sonnet ridicule surla ** Fièvre de la Princesse Uranie(')." Un Sonnet du Grand Corneille, de facture singulière, admet ensemble les alexandrins et les vers de huit syllabes ; Colletet accorde aux faiseurs de doubles