I. RéfUx, sur la Poét etc.,p. 35. — 2. Lettre à Huet
" la croupe et les pieds de derrière d'un cheval, et il *' était monté par un homme. Dès qu'il se fut approché ** de l'armée des Modernes, les Italiens le reconnurent, ** et dirent que c'était l'Arioste, monté sur son Hippo- ** griffe, qui venait apparemment leur apprendre quel- ** ques nouvelles.
** Cette nouveauté excita de la curiosité dans les *' deux partis ; et l'Arioste ne fut pas plus tôt descendu ** dans l'armée des poètes italiens, que, leur adressant ** la parole avec une fiole à la main : Voici, leur dit- il, ** l'esprit de mon Héros, que je viens de prendre dans '* la Lune, afin de m'en servir utilement pour l'intérêt ** commun. Vous savez, ajouta-t-il , quelle a été la ** grande valeur de Roland. Mon dessein est de prendre ** par le nez tout son esprit qui est dans cette fiole, ** afin d'être plus en état de vous commander ; et je ** crois qu'après une telle offre vous ne refuserez pas de ** m'obéir et de chasser le Tasse qui occupe une place ** qui m'est due.
** Cette nouvelle vision de l'Arioste fit rire toute ** l'armée, et le Tasse lui dit, d'un ton de Généralis- ** sime, qu'il n'était plus temps de plaisanter. " Et son rival l'envoya " garder les bagages de l'armée " ; mesure qui contrista fort ce plaisant et indépendant
rêveur.
" Que ces auteurs toujours froids etxnëJancoliques,
'* Qui daas leur sombre liuxneur se croiraient faire affront,
" Si les grâces Jamais leur déridaient le front.
Desmarets souligne le premier hémistiche : çue ces auteurs toujours : ** Méchante césure ". On pourrait souligner le second vers : méchante ligne. La dureté en est trop manifeste pour qu'on la fasse remarquer.