‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 222 sur 236 · I. Hist. PoéU etc., L. V^ p. i lo et · texte numérisé non relu

I. Hist. PoéU etc., L. V^ p. i lo et

404 L'ART POÉTIQUK.

M. Géruzez en blâme aussi lexpression non moins impropre qu'embrouillée ; il conclut : **I1 est clair que ** Boileau, cette fois encore, et c'est péché d'habitude, " avait fait le second vers avant le premier, et c^^ front " a amené de force aj^ront. " Nous avons vu (Ch. i) que Boileau jugeait cette méthode de versifier la plus féconde de toutes; c'était, à son gré, le moyen d'éviter les frères-chapeaux. C'est bien aussi parfois le moyen

de les introduire.

" On dirait que pour plaire, instruit par la nature, " Homère ait à Venus dérobé sa ceinture.

Desmarets invite Boileau à retoucher ces vers ** mal ** arrangés " et il lui propose une correction : ** Cette ** inversion, selon Desmarets, est insupportable. Il fallait *' mettre Homère avant que de dire instruit par la ** nature. C'est ne savoir pas faire des vers que d'être *' réduit à faire de telles inversions. S'il y croit de '* l'agrément et de la force, il est fort trompé, et il doit ** sur cela consulter les maîtres. Il pouvait mettre :

" // n&us semble qti Honùre instruit par la nature^ " Pour plaire^ ait à Venus dérobé sa ceinture (*). "

Pradon trouve aussi une faute de langage au second vers: ** On ne dit point : On dirait quil ait dérobé^ '* mais qu'il a dérobé, ou qu'il aurait dérobé. Voilà ** des fautes de construction (^). "

Boileau n'a pas cru devoir se rendre aux invitations de ses critiques. Saint- Marc s'en étonne.

Le poète fait ici allusion au passage de Xlliade (L. xiv), oïl Junon demande à Vénus sa ceinture merveilleuse et magique ('). La Motte a traduit les vers

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