Bol,, XV. — 3. Épigr
4. Le ** profit " que Boileau faisait dans la lecture d'Homère, Segrais le faisair dans la lecture de Virgile : ** Je ne crains point de dire après •* Scaliger, quand je devrais être accuse comme lui d'avoir aimé ce mcr- " veilleux poème jusqu'à Xidolâirie^ que je ne l'ai jamais lu, sans avoir ^* trouvé sujet de devenir meilleur, et que je crois sa lecture aussi firofi- *' table que les préceptes des plus sages philosophes. ^
( Tr. d€ PÉn.f Préface, p. 23.)
remarque : *' lUe se profecisse âciat cui Cîcero valde '' placebit ('). "
Le Grand Siècle sut généralement se plaire aux œuvres d'Homère. Ceux qui admirèrent le plus '* ces ** sublimes balivernes (^) ", furent avec Boileau, Bossuet, Fénelon, La Bruyère, M^^Dacier, M&»^ Huet,'Ie P.' Le Bossu, Tabbé Régnier- Desmarais.... Ce dernier traduisit \ Iliade en ami (mais hélas! en bourreau bien involontaire) (3); le P\ Le Bossu vit ou crut voir dans Homère un théologien consommé et un moraliste comparable à Nicole; Ms^^ Huet défendit, comme Boileau, les œuvres d'Homère contre Perrault (*); Mme Dacier se fit traducteur et champion d'Homère (5); La Bruyère inscrit le nom d'Homère immédiatement après celui de Moïse; Fénelon soutient aimablement et doucement les beautés de l'antique trouvère contre l'esprit et les intéressants réquisitoirçs de la Motte; et, d,ans sa Lettre à F Académie y il entonne ce panégyrique impartial que tout le monde a lu. L'enthousiasme de Bossuet pour Homère est peutêtre moins connu et cependant il fut grand. Bossuet, dès sa jeunesse, eut pour le chantre d'Hector cet '* amour sincère " que Boileau nous demande. Selon Bausset, Bossuet (comme Boileau) plaçait Homère au-dessus de tous les poètes et de tous les orateurs; il ne prononçait jamais son nom sans dire " le divin ** Homère "; il savait par cœur presque toute VIliade et VOdysséey et il en récitait quelquefois de longs fragments. Un jour, après avoir dit avec feu un magnifique passage de VIliade à l'évéque d'Autun. il lui raconta
i. Tnsi, Or,y L. X, ch. i. — 2. J. de Maistre, Lettres et Opusc, —
3. V. H. Rigault, Hist, de la querelle des Ane, et des Mod,y p. 357. —