DePexcelLdila Lang, fr,, t. I, p
CHANT Ml. 417
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** pleins de nos usages et de nos goûts, ne sauraient se ** transporter à des temps si différents des nôtres. Tout ** les ennuie, tout les choque ; et sans rien distinguer, ** ils regardent Homère comme un écrivain misérable " en tous sens.
Il y a enfin des lecteurs modérés qui s'ennuient à la plus grande partie de \ Iliade^ et qui l'avouent franchement, sans prétendre la condamner ; ils y trouvent même beaucoup de beautés de tous les temps ; et ils n'imputent la plupart des fautes qu'à la ** faiblesse humaine, incapable d'inventer et deperfec- ** tionner tout à la fois.
*' Je me déclare sans honte de ces derniers ('). " C'est précisément, à la lettre, le jugement de Perrault, dont la lecture fit bondir Boilèau sur son fauteuil d'académicien. Après avoir rendu hommage au ** vaste et puissant génie " de 1' ** inimitable Ho- '* mère ", Perrault adressait au chantre d'Achille cette leçon rétrospective :
" Cependant si le ciel favorable à la France, '' Au siècle où nous vivons, eût remis ta naissance, '* Cent défauts, qu*on impute au siècle où tu naquis, " Ne profaneraient pas tes ouvrages exquis.
" Tes superbes guerriers prodiges de vaillance, " Prêts de s'entrepercer du long fer de leur lance, " N'auraient pas si longtemps tenu le bras levé, " Et, — lorsque le combat devrait être achevé, — " Ennuyé les lecteurs d'une longue préface '* Sur les faits éclatants des héros de leur race. " Ta verve aurait formé ces vaillants demi-dieux *' Moins brutaux, moins cruels et moins capricieux. " D'une plus fine entente et d'un art plus habile, " Aurait été forgé le bouclier d'Achille...
" Ton génie abondant en ces descriptions " Ne t'aurait pas permis tant de digressions;