‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 27 sur 236 · I. Littri du ijjuilUt IJ02, — 2. V. Êdit. Laverdet, p · texte numérisé non relu

I. Littri du ijjuilUt IJ02, — 2. V. Êdit. Laverdet, p

se livrant comme par profession à cette besogne de verroterie poétique.

Desmarets relève la sévérité du critique et se plaint comme il suit : ** Il (Despréaux) met le Sonnet parfait ** si haut, qu'il ne croit pas qu'on y puisse atteindre, ** parce qu'il n'en peut faire. Il dit qu'Apollon l'inventa " pour mettre à bout tous les poètes français. Toute- ** fois il l'avait donné il y a longtemps à l'Italie, où le ** renommé Pétrarque y a triomphé. Mais pour nous, " il dit témérairement des Sonnets et décisivement, " sans les avoir bien pesés que

'^ A peine dans Gombaud, Maynard et MallevîUe, " En peut-on supporter (') deux oU trois entre mille.

** Voilà traiter bien cruellement ces trois poètes qui ** ont fait des Sonnets et d'autres ouvrages si beaux, ** et qui vivront malgré ses traits injurieux. Il ne parle ** d'eux que pour s'en moquer ; et il ne dit pas un mot ** de Lingendes dont la poésie est si pleine et si belle. ** Il aimerait autant qu'on lui arrachât une dent qu une ** louange ('). "

Aux trois noms d'auteurs indiqués par Boileau, Brossette ajoute cette note : " Trois Académiciens ** célèbres. Parmi le grand nombre de Sonnets qu'ils *' ont composés, M. Despréaux nommait celui-ci, de " Gombaud :

" Le grand Montmorency n*est plus qu'un peu de cendre... etc. "

" Et cet autre :

" Cette race de Mars etc.. "

1. " Supporter^* se trouve dans la première édition et dans quelques éditions suivantes. Boileau en 1683 remplaça ce verbe un peu dur par le mot admirer, (V. B. S.- P.)

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