‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 28 sur 236 · Déf. du poème h/r, etc., p. 83 et · texte numérisé non relu

Déf. du poème h/r, etc., p. 83 et

Maïs Despréaux donnait le prix au 2 7^*"' Sonnet de Malleville :

'* Le silence régnait sur la terre et sur Tonde,

" Uair devenait serein et TOlympe vermeil, etc.. "

Franchement le satirique n'était point difficile ce jour-là ; et Ton s'étonne comment, à ce compte, il n'en ait pu, ou voulu, trouver que deux ou trois d'admirables.

Un mot sur ces trois artisans de Sonnets.

1^ Gambaud. Jean Ogier de Gombaud, gentilhomme protestant, de Saintonge, eut la chance de commencer sa fortune par un sonnet sur la mort de Henri I V : ** Ce grand monarque ayant été assassiné, " tous les Français le pleurèrent comme le père de la ** patrie ; et tous les poètes semèrent son tombeau de ** fleurs funèbres, qu'ils avaient cueillies sur le Par- ** nasse. M. de Gombaud, quoique jeune, ne fut ni ** des derniers, ni des moindres (*). " Ainsi s'exprime Conrart, l'homme ** au silence prudent ".

Gombaud fut assez estimé de ses confrères en poésie. Chapelain disait de lui, en 1662 : ** Son fort " est dans les vers, où il parait soutenu et élevé ". Et Costar, en 1661 : " De Gombaud n'a pas plus de deux ** cents écus de revenu ; il est huguenot, homme de " grande vertu et qui mériterait bien quelques bien- *' faits de Son Éminence. II est déjà fort vieux ; c'est ** le poète de France qui fait mieux des Sonnets et des " Épigrammes. 11 entend merveilleusement bien l'art ** poétique. "

Il mourut en 1666, âgé d'environ cent ans. Chose singulière, ce merveilleux travailleur en quatrains et

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