‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 34 sur 236 · I. Ibid. — 2. im. — 3- IHd., t. IV · texte numérisé non relu

I. Ibid. — 2. im. — 3- IHd., t. IV

** mon premier acte d'hostilité ; je lâche d abord ces ** enfants perdus sur mes ennemis ('). "

" Jadis de nos auteurs les pointes Ignorées " Furent de Tltalle en nos vers attirées.

De r Italie! Boileau n*est guère partisan du belesprit venu d'au-delà des monts. Il disait un jour du Théâtre- Italien : ** Il y a du sel partout; c'est un. grenier à sel ("). "

Certains contemporains partageaient son dégoût et faisaient écho à ses plaintes.

" .... Comme si Ton n'était pas " Assez fou, quand on veut, en France, " On fut avec avidité " Chercher jusques dans Tltalie " Des secours, dont, par charité, . " Elle assista notre folie (3). "

Dans la Guerre Poétique de Callières, on voit comment le Tasse "fit charger plusieurs chariots de concetti ** de diverses espèces (*). ** Les concetti sont la même denrée que l'on nomme les pointes. On voit aussi comment ** Martial se présenta tout hérissé A^pointeSy ** pour être élu Général des poètes d'Épigrammes. ** Mais Catulle lui fut préféré. Et comme Martial " voulait s'en fâcher, on lui donna un corps séparé à ** commander, composé de tous les poètes à jeux ** de mots et à équivoques, qu on destina pour ** être détaché du corps d'armée delà poésie latine, et

1. Bolaeana^XXXW. — Parmi les gens lettrés et doctes, les Épigrammes latines étaient en honneur. Les Régents du collège Louis le Grand en décochèrent contre le poète latin Santeuil, qui les appelait : " Pubes Jesuitica sagittaria. " (V. Bourdalnue^ par le P. Lauras, t. I, p. 70.)

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