‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 4 sur 236 · Bolaana, LXXVI · texte numérisé non relu

Bolaana, LXXVI

d en mettre en scène, il n'en fit point des ** Corydon ** ou Tircîs " ; mais tout naïvement des

" Pierrot^ et rien davantage ('); "

menant paître

"... Des bêtes à laine (») j "

OU bien

" ... Mangeant un agneau cuit en broche (3). "

Et le bonhomme se plaint de ce que les gens se moquent de lui, quand il va

"... Partout prêchant l'art de la simple nature (*)" !

If

Son tour simple et naïf n*a rien de fastueux, Kt n'aime point l'orgueU d'un vers présomptueux. Il faut que sa douceur Hatte, chatouiUe, éveille, Kt jamais de grands mots n'épouvante l'oreUle.

C'était le défaut, en quelque sorte inévitable, de ces Bergeries imaginaires d'Italie, de France, d'Espagne, ou d'ailleurs. Il y a, par exemple, dans les œuvres de Lope de Véga, telle bergère qui pleure au bord de la mer: " Et la mer avide bondissait jusque sur le conti- " nent, pour recueillir ces larmes ; et joyeuse de ce '' trésor, elle gardait les larmes dans des coquilles et *' les changeait en perles. "

Le P. Bouhours cite un poète italien racontant comme quoi un jardinier, par la flamme de son regard, '' faisait plus fleurir les plantes que par le travail de *' ses mains. " Le même critique parle, au même lieu, de " l'auteur des Idylles nouvelles, " chantant une bergère, dont les regards

" Rendent aux fleurs Téclat, la verdure aux gazons (s). "

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