L. III
Pravence.CetiemGrvtïlle incroyable voyait le jour, au moment où Boileau allait entreprendre sa Poétique. C'est une épopée en douze chants et en jeux de mots. Voici, pris au hasard, le tableau des larmes de la sainte pénitente :
" Les plantes de ses pieds sont celles qu'elle arrose... ;
" Quand ses yeux, plus coulants qu'une éponge pressée,
" Font pleuvoir sur le ciel, cette terre abaissée,
" Pesez donc de ses pleurs le poids et l'ascendant,
** Par la chute d'une eau qui monte en descendant...
" ... Et l'ancre sacrée et sainte qui l'amarre,
" La faisant fondre en eau, change Marie en mare ('). "
Par un procédé inconnu des Homère et des Chapelain, Tauteur de la Magdelaine imagine que la sainte solitaire interroge Técho et, que Técho lui répond. Voici deux ou trois échantillons de ce dialogue :
— '* Comment, pour ses malheurs, doit paraître Marie ?
— " Marrie.
— " Mon esprit sera-t-il, en ce lieu, réjoui ?
— " Oui.
— " Me répondras-tu bien, si je te le demande,
" Te pressant derechef par une autre demande ?
— " Demande.
— " Dis-moi doncques. Écho, serai-je ici longtemps ? " (Écoutez-moi, rochers, et toi, mon antre, entends !)
— " Trente ans (»). "
Ces spécimens suffiraient et au-delà. Toutefois je cède à lenvie de transcrire un autre passage. C'est celui où le poète, à propos d'une tête de mort et de la pénitence de Magdelaine, s'égaie sur les temps du verbe :
" En regardant toujours ce têt de trépassé " Elle voit le futur dans ce présent passé... " .... Elle s'occupe à punir le forfait '* De son temps prétérit qui ne fut qu'imparfait,