‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 45 sur 236 · I. Sot, I. — 2. 15 juin. — 3. Acte I, se · texte numérisé non relu

I. Sot, I. — 2. 15 juin. — 3. Acte I, se

" de la veuve et des pupilles. " Patru, plaidant pour la veuve Doublet, alléguait •' ce fameux diflTérend pour " rHe de Salamîne, qui fut en dispute si longtemps " entre les villes d'Athènes et de Mégare (*). " Toute la belle antiquité défilait dans les phrases pompeuses des avocats ('). On citait aussi Aristote, Platon ou autres sages des vieux siècles (').

On conçoit alors qu au milieu des textes de Justinien et de Cujas, les orateurs fissent apparoir les fleurs du bel esprit, et que leur style fût '^hérissé'' de pointes. Perrault se plaint de cette manie de la basoche, en félicitant Le Maftre d'y avoir échappé. Le Maître, dit-il, préserva son éloquence '* des jeux de mots, des '* antithèses, du galimatias et du Phébus, qui faisait *' alors les délices de l'orateur et de ses auditeurs (*).''

Toutefois, même chez les princes du barreau, ne saurait- on découvrir quelque trace du style précieux ? Patru, le juge austère du beau langage, le conseiller de Despréaux, se déride quelquefois. Plaidant pour r Université de Paris, il déplore la condition des pauvres étudiants doués d'un génie méconnu : •• N'at- " tendez pas, dit Patru, qu'on aille chercher dans un *' galetas ces lampes ardentes, pour les mettre sur le ** chandelier... (5) ** Patru, faisant l'éloge de Messire Pomponne de Bellièvre,premierPrésident,raconte comment l'éloquence de son héros " a terrassé ce monstre " qui ne se nourrit que de sang et de larmes... Pour ** cela, s'écrie Patru, il tonne, il foudroie, il mêle le ciel " et la terre. Mais de toutes ces tempêtes, il ne s'en

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