‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 50 sur 236 · L*A«T POETIQUE · texte numérisé non relu

L*A«T POETIQUE

L'ART POÉTIQUK.

pour les habits, le donna aussi pour le langage. Boursault écrivait à TÉvêque de Langres : ** L aversion ** que vous avez pour \^s pointes, qui étaient dans une '* si grande vogue à la vieille cour, fait bien voir que *' vous êtes toujours de la nouvelle ('). "

Au même temps que Boileau, son ami, le P. Bouhours signalait la fin du règne des concetti. En 1671, la raison était outragée par toute affectation et toute façon maniérée de parler: ** Notre langue souffrirait *' plutôt des barbarismes que des afféteries ; et un '' Allemand qui écorche le français nous fait moins de ** peine, qu'un faux bel esprit qui ne dit que de beaux '' mots (•). "

Boileau en écrivant :

" ,,.La chassa pour jamais des discours sérieux, "

semble avoir prophétisé. Après lui, vint le style compassé, soi-disant noble, le style soi-disant fleuri, puis le style éclatant du premier romantisme. A l'heure où nous sommes, le style précieux, les pointes émoussées, les phrases alambiquées, sont loin de nos goûts ; j'entends du goût des gens raisonnables.

" Kt, dans tousses écrits la déclarant infâme, '* Par grâce lui laissa l'entrée en l'éplgramme ;

On lui avait accordé cette grâce, depuis au moins quinze ans, si j'en crois Furetière : ** Bon-sens, dit-il, " ayant donné ses ordres pour réformer la milice, avait cassé les Équivoques, vieilles troupes, autrefois fort en crédit, mais fort licencieuses. — Il en * avait seulement conservé un petit nombre des plus •* gaillardes, que la reine (Rhétorique) avait envoyées

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