‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 52 sur 236 · yfan, de bien penser y 1688, i*' Dial. p · texte numérisé non relu

yfan, de bien penser y 1688, i*' Dial. p

L*ART POÉTIQUK.

Les traits de ce genre pleuvent dans les Comédies; c'est leur place. La Comédie a pour, but d'égayer ; et parmi les calembours il s'en trouve qui font rire.

** Pourvu que sa Anesse, éclatant à propos, "Roulât sur la pensée, et non pas sur les mots.

Boileau est un peu bien sévère, quand il défend à la finesse de jouer sur les mots, dans une Épigramme. N'est-ce pas là une permission que les rimeursdeces petites satires demandent à Despréaux et lui accordent :

"... Petimusque damusque vicissim? "

Car Boileau en a usé, et a démenti son austère précepte par son joyeux exemple. Boileau laissa l'entrée à ces équivoques en ses Épigrammes ; témoin celle-ci, contre Perrault :

" ...Vous avez pour vous Mercure, " Mais c'est le Mercure Galant "

Un confrère de Boileau, le P. Mourgues, en son

Traité de la Poésie française (') autorise ces joyeusetés.

Il y a, selon lui, deux sortes d' Épigrammes : " La

première est celle des Épigrammes, qui consistent en

un jeu de mots, ou alliés, ou opposés entre eux.

** Exemple de mots opposés :

" Cy glt Monseigneur de Marca (*), " Que notre Monarque marqua " Pour le prélat de son Eglise ; " Mais la mort qui le remarqua, " Et qui se plaît à la surprise, " Sur la liste le démarqua.

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