‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 53 sur 236 · Observ. sur chaque esphe de Pois, Ch. I · texte numérisé non relu

Observ. sur chaque esphe de Pois, Ch. I

2. Nommé à rarchevéché dt Paris, après la démission du Cardinal de Retz.

'* Exemple de mots alliés : (')

" Certes Ton vit un triste jeu, ^^ lorsqu'à Paris, dame Justice " Se mit le Palais tout en feu, " Pour avoir trop mangé d'épice.

** Cette sorte d'Épigramme, qui ne doit sa grâce ** qu à un jeu de mots, ne doit être prise que pour ce ** qu elle vaut ; c'est-à-dire pour peu de chose. Elle ** réveille l'esprit, quand l'accord, ou l'opposition des ** mots a quelque chose d'heureux. Mais elle glace, */ quand ce n'est qu'une pointe, comme il arrive sou- ** vent ". Là-dessus le P. Mourgues reproduit le passage de Boileau, qui va suivre. — Je demande grâce à Boileau pour quelques-uns de ces jeux ; par exemple pour ces vers du bon La Fontaine, dans son plaidoyer pour la Gale :

" Cest un titre si beau, que celui dcga/eux,

" Qu*il est craint de toute la terre.

" On voit même qu*en Angleterre " Les fils aînés des Rois s'en montrent glorieux:

" On les nomme Princes de Galles ! (') "

Mais les traits d'esprit " roulant sur des mots " seraient tous insupportables, s'ils ressemblaient tous à celui de Trissotin sur son carrosse ** de couleur amarante " :

** Ne dis plus qu'il est amaranUy

" Dis plutôt qu'il est de ma rente (3) !"

Les traits d'esprit deviennent à la fois des sottises et des profanations littéraires, quand ils imitent la misérable parodie d'un vers si connu, de Corneille :

— " Rodrigue, as-tu du cœur f

" — Je n'ai que du carreau, "

1. L'Épigrammeest de Saint-Amant. Elle fut faite, à propos de l'incendie du Palais.

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