‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 6 sur 236 · I. Disc, au Roi^ notes de Boil. — 2. Acte II, se. i · texte numérisé non relu

I. Disc, au Roi^ notes de Boil. — 2. Acte II, se. i

La Motte- Houdart, bucolique de la fin du Grand Siècle, voulait des Bergers dans les Églogues, mais des Bergers cultivés. Il les allait prendre soi-disant, aux premiers âges du monde, ou dans Tâge d'or : ** L'Églogue, qui a choisi les Bergers pour sesperson- ** nages aurait eu grand tort de les prendre dans cet *' état d'avilissement où ils sont tombés. Leurs discours ** et leurs sentiments manqueraient également de cette ** grâce et de cette délicatesse, sans lesquelles aucune ** poésie ne saurait plaire. De grands poètes, d ailleurs ** fort respectables (Ronsard i^), n'ont pas dédaigné ** des acteurs si grossiers ; mais la méprise, ce me ** semble, ne doit pas être tournée en règle. L'Églogue •' doit prendre les Bergers dans cet état fortuné, où ** leurs travaux s'accordaient encore avec le loisir ('). "

Mais l'époque, la date, de cet " état fortuné " ? La Motte serait bien empoché de les préciser.

** Ses vers plats et grossiers, dépouilles d'agrëxnent, '* Toujours baisent la terre et rampent tristement: ** On dirait que Ronsard, sur ses pipeaux rustiques, " Vient encor fredonner ses idylles gothiques, " Et changer, sans respect de l'oreille et du son, " Lycidas en Pierrot, et Philis en Toinon.

" You'd swear that RanJaly in his rustic strains, " Again was quavering to the country swaiiis, *' And changing, without care of sound or dress, " Strephon and Phyllis^ into Tom and Bess, "

(Dryden.)

Baillet, d'ordinaire si complaisant pour les arrêts de Despréaux, se permet ici une critique. Il cite les vers qu'on vient de lire, et ajoute que Ton ne voit " pas bien ** en quoi les noms de nos bergers et de nos bergères ** choquent \ oreille et le son, plutôt que ccîux des anciens

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