‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 74 sur 236 · I. Soi, L. I, Sat, 5. — 2. Sat, L. I, Sat · texte numérisé non relu

I. Soi, L. I, Sat, 5. — 2. Sat, L. I, Sat

3. Boileau, que je sache, ne prétend pas traduire littéralement l'expression d'Horace.

** règne moins poli et veut-on qu'un prince, qui a tant ** de qualités communes avec Auguste, soit moins ** dégoûté que lui des méchants livres, et plus rigou- ** reux envers ceux qui les blâment (')? "

Boileau prend plaisir à disculper Horace, et pour cause; Horace est son patron poétique. Boileau n est rien ** qu'un gueux revêtu des dépouilles " de cet ancêtre; et Boileau donne à entendre quil se flatte un peu

" D'aller comme un Horace à Timmortalité (*). "

D'autre part, il a, comme Horace, fait entrer en ses vers tous les noms des Alpinus modernes qui n'ont point dérangé ses hémistiches ou ses rimes. Donc, en défendant Horace, Boileau se défend; il défend son bien, sa cause, sa personne. Saint- Pavin avait décoché ce Sonnet contre Despréaux :

" Desprkaux (') grimpé sur Parnasse " Avant que personne en sût rien, " Trouva Régnier avec Horace^ " Et rechercha leur entretien.

" Sans choix et de mauvaise grâce, *' Il pilla presque tout leur bien ; " Il s'en servit avec audace, '' Il s'en para comme du sien.

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