HisL poét, L. II, p
2. Poésies de M, de La Afonnoye^ Ed. de La Haye, p. 88. M. de S***, éditeur des Poésies de M, de La Monnoye^ citait en 1716, les quatre vers dont il a été question dans cet article, comme une nouveauté ; il les proclame " les plus beaux du monde ", méritant " d'être imprimés partout "• Cet éditeur enthousiaste venait de les lire dans les œuvres de Boileau publiées ^* avec les commentaires doctes et curieux de M. Brossette ^ {Ibid. p. 87-88.)
" De ces maîtres savants disciple ingénieux,
*' Régnier seul parmi nous formé sur leurs modèles,
" Chaucer alone, ^y^ d on this solid base, " In his old style conserves a modem grâce. "
(Dryden.)
Desmarets ne peut tolérer la construction pourtant bien claire des deux hexamètres : ** Il fallait placer le •' nom de Régnier avant Tépithète disciple. La poésie ** ne souffre point ces transpositions de mots. Régniei ** ne faisait pas de telles fautes dans ses vefs ('). " Que purisme, et quelle chicane ! Passons.
Rousseau écrivant à Brossette confirmait, comme i suit, rhémistiche de Boileau : " formé sur leurs me ** dèles : " ** Régnier..., aucun n*a mieux pris que lu ** le véritable tour des Anciens ; et je suis persuade ** que M. Despréaux ne Ta pas moins étudié que Perse '' et Horace. La barbarie qu'on remarque en quelque* ** endroits dans son style est celle de son siècle et nor •• pas la sienne ('). "
Sans doute Régnier est, avant Boileau, le seu Satirique digne de grand los pour son intelligence de l'antiquité ; seul il a des allures vraiment classiques Mais combien d'autres disciples des Anciens avaien déjà cultivé en France ce genre si français ; car le Français — Boileau l'assure — est né malin.
Vauquelin montre plus de souvenir et plus de recon naissance envers les Satiriques ses compatriotes ; et i réclame pour lui-même l'honneur d'avoir été formé \ la Satire par Juvénal et par Horace. II veut enfin que les Français soient les premiers à avoir ressuscité le: muses satiriques :