‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 80 sur 236 · I. La défense^ etc., p. 85. — 2. V, Goujet^ t. XIV, p · texte numérisé non relu

I. La défense^ etc., p. 85. — 2. V, Goujet^ t. XIV, p

et

D'avant Tltalien, ils ont aussi chantés

Les Satires, qu'alors ils nommaient Syrventès^ ** Ou SylventoiSy un nom qui des Sylvts romaines

A pris son origine en nos forêts lointaines ;

Et de Rome fuyant les chemins périlleux, ** Premier en Gaule vint le Satyre railleux.

"Depuis, les Coçs-à-Pâne^ ces vers succédèrent.

Qui les rimeurs françois trop longtemps possédèrent,

Dont Marot eut Thonneur. — Aujourd'hui toutefois

Le Satyre latin s'en vient être françois.

Si, parmi les travaux de l'étude sacrée,

Se plaire à la Satire à Desportes agrée ;

Et si le grand Ronsard^ de France l'Apollon,

Veut poindre nos forfaits de son vif aiguillon ;

Si Doublet^ (animé de Jumel qui préside

Savant au Parlement de notre gent druide),

Met ses beaux vers au jour, nous enseignant, moraux,

Soit en deuil, soit en joie, à se porter égaux,

Et si mes vers gaillards, suivant la vieille trace

Du piquant Aquinois et du mordant Horace,

Ne me déçoivent point, par l'humeur remontreux

Qu'un Satyreau follet soufHa d'un chêne creux ('). "

Mais, comme Boileau, Vauquelin met en première ligne Horace, Perse et Juvérial:

** En Satire, tu n'as en Grec auteur certain; '* Suis doncques la façon du Lyrique Romain, " De Juvénal, de Perse, et l'artifice brusque '' Que suit le Ferrarois en la Satire Étrusque; " Remarque du Bellay, mais ne l'imite pas ('). "

Quand Boileau affirme que Régnier est ** seul, parmi " nous... ", Boileau ne se compte pas. En son Discours sur la Satire, autre acte de modestie; ** Régnier ", dit-il, ** est presque notre seul poète satirique ". Ailleurs ( V* Réflexion critique), il l'appelle '* le célèbre

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