I. Ép, X, V. 35. — 2. Ibid. V
** que nous, ou si nous remportons sur eux par le " choix des mots, par le tour et l'expression, par la '* clarté et la brièveté du discours, c'est une question '* souvent agitée, toujours indécise ('). "
D'aucuns tiendront cette indécision injurieuse au siècle classique; toujours est-il qu'elle est fort glorieuse au siècle de Ronsard.
Fénelon adressait à l'Académie des condoléances de lettré et d'homme de goût sur la langue d'autrefois: ** Le vieux langage se fait regretter, quand nous le ** retrouvons dans Marot, dans Amyot, dans le Cardi- ** nal d'Ossat, dans les ouvrages les plus enjoués, et * dans les plus sérieux. Il avait je ne sais quoi de '* court, de naif, de hardi, de vif et de passionné ('). "
Terminons la liste de ces témoignages par celui de M"^® de Sévigné: "J'aime en plusieurs occasions le ** vieux langage; et si on lavait ôté de cinq ou six ** livres que je vous dirais bien, on en aurait ôté toute '* la grâce, et je n'en voudrais plus {^). "
** Heureux, si ses discours, craints du chaste lecteuV, '* Ne se sentaient des Ueux où fréquentait l'auteur; ** Et si, du son hardi de ses rimes cyniques, '* Il n'alarmait souvent les oreilles pudiques.
Boileau a raison de stigmatiser le poète polisson, dont les bassesses de cœur transpirent, malgré ses rudes et indépendantes manières. Mais il paraît que de