I. Caract. ch. XIV. — fin. — 2. Lettre^ etc. ch. III
3. 26 Août y 1677. — Saint- Amant avait aussi le goût des vieux mots. II annonçait aux lecteurs de son Moyse^ qu'il emploierait plusieurs de ces mots hors d'usage, par exemple l'adjectif " maint "y et il s'en excusait par cette heureuse comparaison : " Une grande et vénérable chaise *^ à l'antique a quelquefois très bonne grâce, et tient fort bien son rang * *' dans une chambre parée des meubles les plus à la mode et les plus " superbes. " (Préf, Ed. de 1660.)
ces quatre vers les deux premiers ne sont point de Boileau. L'auteur en serait le Docteur Arnaud, et ces deux alexandrins seraient les seuls que le Docteur Janséniste ait " jamais faits. *' Saint-Marc assure que Boileau voulut signaler cet emprunt en marge, mais qu'Arnaud n'y consentit point.
Auprès de ce jugement rimé par le Janséniste Arnaud, il est tout naturel de placer celui du Janséniste Baillèt: ** On peut dire qu'il (Régnier) avait ** rendu la Satire haïssable, par la difformité qu'il lui " avait donnée, et par les ordures dont il l'avait cou- ** verte ('). " Et Térudit Baillet appuie sa critique sur le passage de Despréaux et sur une page du P. Rapin. L'écrivain Jésuite pense et juge en cette cause comme Arnaud et comme l'auteur de VAri Poétique, Il compare Régnier à Rabelais, soit pour le génie, soit pour l'impudente obscénité: ** La Satire de Rabelais, toute ** spirituelle qu'elle est, est néanmoins écrite d'une ** manière si bouffonne et si peu conforme à l'honnêteté ** du siècle où nous sommes, que je ne la crois pas ** digne des honnêtes gens; non plus que les Satires ** de Régnier, quoiqu'il ait bien du génie. Car il est " trop effronté, et il ne garde nulle bienséance ("). "
" Le latin dans les mots brave l'honnêtetë ; ** Mais le lecteur français veut être respecté; ** Du moindre sens impur la liberté Tout rage, ** Si la pudeur des mots n'en adoucit 1*1 mage. '* Je veux dans la Satire un esprit de candeur, " Et fuis un effrontë qui prêche la pudeur.