I. Portraits lit ter, ^ t. I. — 2. Liv, I
plet de ces chants satiriques; le couplet finit par ce vers:
" Messieurs, voilà le mot qui court; "
et lanecdotier souligne cette expression de la note suivante: ** On appelait ainsi les Vaudevilles. "
Tout le monde, avec une dose légère d'esprit ou de malice, (et qui n'en a pas ?) pouvait prétendre à faire un Vaudeville. '* Nous avons, dit le P. Mourgues, des ** Vaudevilles, d'un naïf exquis, dont les auteurs ** n'étaient pas apparemment de grands poètes. Après " tout, il faut pour ce genre un talent particulier, tel ** que celui de M. de Coulanges (*). "
" La liberté française en ses vers se déploie ;
" Our freedom in our Poetry we see. "
(Dryden.)
Le français est né chansonnier. Cette branche de littérature fort cultivée chez nos compatriotes, au xvn* siècle, comme à toutes les époques de notre histoire, nous valut aux yeux des étrangers une supériorité de plus. Perrault s en faisait une arme en faveur des Modernes: ** Les plus grands amateurs de ** Tantiquité, tous les savants du Nord, confessent que ** pour les Chansons, les Vaudevilles, et les Épigram- ** mes, productions d esprit où la raillerie et le mot ** pour rire sont dans toute leur force, nous lempor- ** tons sur toutes les nations et sur tous les siècles(") (!) "
Et ailleurs:
** Nos Airs, nos Chansons et nos Vaudevilles^ qui ** courent toute l'Europe, sans qu il nous vienne rien *• de cette nature de tous les autres pays du monde,
I. Tr, depoés,fr, — Chanson. — 2. Paraît, 2* éd., t. III, p. 204.