‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 89 sur 236 · I. Portraits lit ter, ^ t. I. — 2. Liv, I · texte numérisé non relu

I. Portraits lit ter, ^ t. I. — 2. Liv, I

plet de ces chants satiriques; le couplet finit par ce vers:

" Messieurs, voilà le mot qui court; "

et lanecdotier souligne cette expression de la note suivante: ** On appelait ainsi les Vaudevilles. "

Tout le monde, avec une dose légère d'esprit ou de malice, (et qui n'en a pas ?) pouvait prétendre à faire un Vaudeville. '* Nous avons, dit le P. Mourgues, des ** Vaudevilles, d'un naïf exquis, dont les auteurs ** n'étaient pas apparemment de grands poètes. Après " tout, il faut pour ce genre un talent particulier, tel ** que celui de M. de Coulanges (*). "

" La liberté française en ses vers se déploie ;

" Our freedom in our Poetry we see. "

(Dryden.)

Le français est né chansonnier. Cette branche de littérature fort cultivée chez nos compatriotes, au xvn* siècle, comme à toutes les époques de notre histoire, nous valut aux yeux des étrangers une supériorité de plus. Perrault s en faisait une arme en faveur des Modernes: ** Les plus grands amateurs de ** Tantiquité, tous les savants du Nord, confessent que ** pour les Chansons, les Vaudevilles, et les Épigram- ** mes, productions d esprit où la raillerie et le mot ** pour rire sont dans toute leur force, nous lempor- ** tons sur toutes les nations et sur tous les siècles(") (!) "

Et ailleurs:

** Nos Airs, nos Chansons et nos Vaudevilles^ qui ** courent toute l'Europe, sans qu il nous vienne rien *• de cette nature de tous les autres pays du monde,

I. Tr, depoés,fr, — Chanson. — 2. Paraît, 2* éd., t. III, p. 204.

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