I. T. m. — 2. VP p., p. 89, Éd. de
" gue française, que ce noble auteur (l'auteur du ^6>2"^^ " sauvé) a fait en quelques endroits ( ! ).
" C'est donc une illusion dont le satirique se llatte, " qui lui fait voir, par une pointe digne de son bel es- " prit, le Sieur de Saint- Amant noyé dans les mers avec *' Pharaon.
" Oui n'admirera pas une si belle pensée ! Où es-tu, " Longin ? etc., etc (') "
Carel se bat les flancs sur ce vers de Despréaux. Il se tue à prouver, entre autres choses remarquables, que le verbe '' se noyer " renferme un double sens. Carel se noie dans cette minutie.
Despréaux a-t-il trouvé de lui-même cette expression à double entente ? C'est de toute vraisemblance, la métaphore étant si naturelle. Mais l'image, qui choque l'auteur du Childebrand, pourrait être un souvenir. Elle rappelle un bon mot de Furetière, qui intitulait l'œuvre de Saint-Amant : Moïse noyé. On lit dans les médisantes historiettes de Tallemant des Réaux : Saint-Amant avait composé son Moïse^ pour obtenir " une abbaye, ou même un évêché, lui qui n'en- '' tendait pas son bréviaire ; et ce fut pour punir l'ingra- " titude du siècle, qu'il ne le fit point imprimer. Depuis, '' il l'a donné ; mais rien au monde n'a si mal réussi. *' Au lieu de Moïse sativé, Furetière l'appelait Moïse
'' noyé{'). "
"Quelque sujet qu'on traite, ou plaisant, ou sublime,
Dans sa Défense des Beatix- Esprits, au chapitre xiiime, intitulé : '^ Autres Miracles, que l'on remarque dans les rimes *' du Satirique", Carel de Sainte-Garde
T . La défense des Beaux- Esprits de ce temps contre un Satirique,.. . par de Lérac (Carel), 1675.