I. 1654. — 2. J/^7., etc. T. III
Réponse bien i^rave, en vérité, à ces niaiseries. Leur opposer en un " tome épouvéuitable ", l'exemple de ranticjuité, montrer à Scarron et à ses légers confrères que, chez les Grecs ou les Latins, " aucun '* auteur ne s'est servi de ce style", et qu' " aucun " d'eux ne nous en a donné des règles ('), " c'est le prendre d'un peu bien haut et de bien loin. Toutefois l'exemple de la vénérable antiquité, que l'on travestissait de gaieté de cœur, devait avoir un certain poids dans les jugements des doctes.
Ayant ouï parler de la dissertation du P. Vavasseur, Scarron lui-même y applaudit. Il était alors, lui aussi, " sur la fin de ses jours ", et l'on pourrait croire à une conversion littéraire, si l'on s'en rapportait à une lettre qu'il écrivit pour féliciter l'auteur du livre : De Ltidicra Dictione. Le poète de la Gigantoniachie s'y prononce dédaicrneusement contre " les insectes du Parnasse", qui sont les versificateurs burlesques. On lit ce curieux document au tome premier des De7^nières Œuvres de Scarron (^) :
'' Mon très Révérend Père,
" Vous m'avez appris que le P. Vavasseur avait ' écrit contre le style burlesqtie. Il a bien fait.
''Je porte envie à un si beau dessein; et vous me " ferez plaisir de me faire voir un ouvrage, dont le " public lui doit être obligé. Si j'avais à écrire contre '' quelque incommodité du genre humain, ce serait " contre les vers btudesques,
" Mais vous avez mauvaise opinion de moi, si vous " croyez que je lui en sache mauvais gré. Après les '' mauvaises haleines, et les mauvais plaisants, je ne " connais point de plus grande incommodité que les