I. Brossette
2. Typhon, Œuv. Burl. de M. Scarron^ i^""^ Partie, dédiée à sa
chienne. — 1653.
chef-d'œuvre du genre désopilant. Toutefois Desniarets en exaoèrc un peu le mérite, quand il répond à ce passage de Despréaux : " Notre docteur des poètes fait *• bien voir la f^iiblesse de son goût, ou la malice de " son envie, quand il dit :
" Dis/ifii:^ihi le muf du plat et du Iwuffon^ ^^ Et laissa la province admirer le Typ/ion.
" Cette pièce du Typhon est le plus agréable et le *' plus délicat ouvrage de son auteur, l'un des plus " beaux esprits de F'rance, à la délicatesse duquel " celui-ci n'arrivera jamais ; et l'on peut dire que sa " mort seule est cause que l'on ne fait plus de burlesque, "parce que nul ne peut approcher de sa perfection. " S'il eût été vivant, ce poète n'eût osé l'attaquer. ** Il eût fait aussitôt contre lui quelque Baronnade ('), " où il eût fait voir qu'il savait traiter les choses d'une ** manière bien plus fine que lui... Il(Despréaux)a traité ** A^ plat et de bouffon le style burlesque, qui n'est plat '' qu'étant traité par des esprits plats ('). " — Scarron professait une estime particulière pour son TypJwn, et Segrais lui en fait son compliment: " Le Typhon de " feu M. Scarron, qu'avec raison il estimait son chef- ** d'oeuvre... (^). " Ailleurs Segrais répète son compliment et se plaint de Boileau : " Despréaux a eu tort de ** décrier si fort les ouvrages de Scarron. Son Typhon '* n'est pas aussi mauvais qu'il a voulu le faire croire. *' C'est un très beau poème et il me plaît beaucoup (^)."
Et laissa la Province... Ce mot est une satire. Le bon goût, en ces temps-là, selon Boileau, habitait