‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 192 sur 258 · I. (Euv.^ t. II, p. 348. — 2. Tr. de Poés.fr., \W P · texte numérisé non relu

I. (Euv.^ t. II, p. 348. — 2. Tr. de Poés.fr., \W P

" Ronsard, qui le suivit, par une autre méthode, " RdglanL tout, brouilla tout, fit un art à sa mode, ** Et toutefois longtemps eut un heureux destin.

" Then Davenaîit came, vvho, with new-found art, " C'hang'd ail, .spoil'd ail, and had bis way apart ; " His haughty muse ail others did dcspise, " And thought in triumph to bear off the prize ".

(Drvden.)

Le grand réformateur, ou créateur de la poésie française, l'arbitre du goût et du beau parler avant Malherbe, l'oracle consulté par le Tasse, ce roi des poètes auquel Charles IX adressa des vers écrits de sa main royale, est jugé bien sommairement, bien ingratement par Despréaux et ses contemporains français.

Je à^\'$> français. Car les lettrés des nations voisines lui avaient conservé leur admiration des premiers jours (') : ''Si nous voulions, disait Baillet en 1685, " nous arrêter au jugement des étrangers, qui ont eu " occasion de parler de Ronsard, nous n'aurions pas " d'exception à faire de l'estime générale dans laquelle " ils ont cru que ses poésies demeureraient toujours; "et la France devrait conserver pour son poète des " sentiments aussi glorieux que le sont ceux qui parais- '' sent s'être établis dans l'Italie, l'Allemagne et la - Hollande C). "

En France on oublie vite.

Toutefois, moins de vingt ans avant \ Art Poétique, Ronsard était encore en possession de sa gloire, dans une bonne partie du royaume. Nous en avons le témoignage de Balzac.

1. A la fin du XVI^ siècle, on étudiait Ronsard " publiquement ", dit Claude Binet " aux écoles Françoises, de Flandres, d'Angleterre et de " Pologne, jusques à Danzick. " {La 7>ie de Ronsard.)

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