Hist. poét. de la guerre^ etc. Édit. de 1688, p
2. Odes de M. de la M. Disc, sur la poésie^ 4^ Éd. 1713, p. 65.
" langue, c'était donner un soufflet à Ronsard. Il est " vrai que les choses ont bien change depuis ; car dès '* que le commun du monde a commencé à savoir quel- ** que chose, la poésie de Ronsard a paru si étrange " (quoique ce poète eût de l'esprit et du géni(^ infini- " ment), que, du comble de l'honneur où elle était, " elle est tombée dans le dernier mépris.
" Quand Ronsard a comniencé à briller dans le " monde, il n'y avait peut-être pas à Paris douze car- " rosses, douze tapisseries, ni douze savants hommes. " Aujourd'hui toutes les maisons sont tapissées; toutes '' les rues sont pleines d'embarras ; et on aurait peine *' à trouver une personne, qui n'en sût pas assez pour " juger raisonnablement d'un ouvrage d'esprit ('). "
Quel progrès !
" Rendit plus retenus Desportes et Bertaut.
" Davenant... etc.
" Till the sharp-sighted critics of the times " In their Mock-Gondibert expos'd his rhymes ; " The laurels he pretendeddid refuse, " And dash'd the hopes of his aspiring Muse. "
(Dryden.)
Marot, Ronsard, Desportes, on les retrouve tous les trois nommés et jugés ensemble, dans \ Art poétique de leur contemporain Vauquelin. Vauquelin dit que Marot " eut l'honneur... des Coqs-à-l'âne "; que Ronsard, " le grand Ronsard ", est " de France l'Apollon "; et que Desportes peut mêler la satire " parmi les ** travaux de l'étude sacrée " (^).
Desportes avait, comme Marot, et mieux que Marot, traduit les psaumes ; saint François de Sales avait même quelque estime pour cette paraphrase de l'abbé