Kec. de 'i plus belles pièces, etc., t. Il, p
2. Hîst. du comte d Albe, t. II, p. 819,850, V. Goujet, t. XIV, p. 163.
*' Ces maîtres du langage,
" Les Aniyol et les Ronsard,
" Les Du lîellay et les Tyard,
" Les IkMtaut et les Vigénaire ('). "
Ménage rend ailleurs un honiniag"e plus sérieux aux grands poètes du temps passé, à Desportes, à Hertaut, à Marot, même à Ronsard, puis à d'autres que i^oileau néglige : " La poésie française avait été gaie et " folâtre, du temps de Marot et de Mellin de St-Gelais. *' Et quoique depuis elle eût encore paru quelquefois " avec le même visage, néanmoins les grands génies " de Ronsard, de du Bellay, de Belleau, du cardinal •'du Perron, de Desportes, de BerthauU et de Mal- '' herbe, plus graves et plus sérieux, l'avaient emporté " par-dessus les autres ; et nos Muses commençaient •' à être aussi sévères que ce philosophe de l'antiquité '' qu'on ne voyait jamais rire (^). "
Ménage ne met point entre les grands génies du xvi^ siècle et Malherbe, cet abîme profond, que Boileau ouvre et comble avec son adverbe '' Enfin ! "
De tous les devanciers de Malherbe, Bertaut est le seul pour qui Malherbe eut quelque estime. Il déclara à Desportes, chez lequel il dînait, '' que son potage " valait mieux que ses Psaumes (^). " Mais l'évêque de Séez trouva " îin peu " grâce devant les yeux d'Argus du poète de Caen. '' Il (Malherbe) n'estimait aucun des " anciens poètes français, qu'un peu Bertaut; encore *' disait-il que ses stances étaient nicJiil au dos (^), et '' que, pour trouver une pointe à la fin, il faisait les " trois premiers vers insupportables {^). "