I. Remarques, etc. Préface
" Elle est simple, il est vrai; mais on n'ignore pas " Dans sa simplicité combien clic a d'appâts. " Elle ne pcuL souffrir la trompeuse équivocjuc, " Des mots à double sens le petit jeu la choque...:
" Sa pudeur innocente et son libre enjouement *' A tout ce qu'elle dit donnent de l'agrément ('). "
Quand Despréaux conjurait les écrivains français de révérer leur langue comme chose sacrée, tous les vrais beaux esprits faisaient écho; tous savaient, ou devinaient, les ressources de l'idiome '' vulgaire ". Et tout juste alors, en 1674, le P. Rapin faisait cette réflexion : '' Cette pureté d'écrire s'est si fort établie " depuis quelque temps parmi nous, que c'est être bien " hardi que de faire des vers, dans un siècle aussi '' délicat que le nôtre, sans savoir parfaitement la '' langue (=). "
Pour finir, citons encore Charpentier ; il a soigné sa page. " La langue française...., on voit aisément '* qu'elle est une de celles qui approchent le plus de " l'idée d'une langue parfaite.
*' Elle possède par excellence la netteté et la clarté, '* qui sont les principales beautés du discours selon " Aristote (!), puisqu'on ne parle que pour se faire " entendre.
" Elle est douce, elle est significative, elle est so- *' nore, elle est éloquente, elle est nombreuse.
" Ce n'est point une langue dont les expressions " soient heureuses, mais fortuites; et qui n'ait point '* de règles pour s'assurer quand elle a bien fait, ou " pour se corriger quand elle a failli.
" Elle a ses lois, tirées des mêmes sources que la " latine et la grecque.
" C'est désormais une langue de réflexion et d'étude.