‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 237 sur 258 · Corresp. etc. Éd. Laverdet, p · texte numérisé non relu

Corresp. etc. Éd. Laverdet, p

Ce que \^iuqii(>Hn rendait ainsi :

'' Qu'au premier le milieu se reiicoiUre, en la sorte " Qu'au milieu le dernier proprement se rapporte (')."

" Que d'un art délicat les pièces assorties

" N'y forment qu'un seul tout de diverses parties.

" Que jamais du sujet le discours s'écartant

" N'aille chercher trop loin quelque mot éclatant.

Les deux premiers vers de ce quatrain amplifient la sentence d'Horace :

" Dctiique s if quodvis simple x dumtaxat et unum. "(^)

Par les deux autres, Boileau condamne à nouveau le style désordonné ou affecté. Boileau hait le faux éclat, et tous mots attirés de loin ou de force au milieu et à la fin des vers. Il se raille, dans la Satire ix des ''Palmes idumées", amenées d'Orient, pour servir de rimes; dans l'Épître i^^, il rit des poètes qui, pour grossir leurs hémistiches, prennent Memphis et Byzance, abattent le turban sur les bords de l'Euphrate, et coupent pour la consonance les cèdres du Liban.

Fénelon avec Boileau et avec tout le siècle, proscrivait les mots éclatants et hors de propos : " La plupart " des gens qui veulent faire de beaux discours, cher- " chent sans choix également partout la pompe des '' paroles. Ils croient avoir tout fait, pourvu qu'ils '* aient fait un amas de grands mots et de pensées " vagues. Ils ne songent qu'à charger leurs discours " d'ornements; semblables aux méchants cuisiniers, '* qui ne savent rien assaisonner avec justesse, et qui '' croient donner un goût exquis aux viandes en y met- " tant beaucoup de sel et de poivre [^).

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