‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 243 sur 258 · I. Corresp. Éd. Laverdet; app. p · texte numérisé non relu

I. Corresp. Éd. Laverdet; app. p

correction des œuvres prêtes à voir le jour, abondent dans la correspondance des deux poètes. J'en détache quelques lignes.

En 1692, Boileau envoie à Racine un passage de sa x' Satire, avec cette prière : " Mandez-moi ce que " vous y aurez trouvé de fautes plus grossières ". — En juin 1693, le même promet au même de lui faire voir son ode pindarique : " Mais c'est à la charge que " vous la tiendrez secrète, et que vous n'en lirez rien " à personne, que je ne l'aie entièrement corrigée sur *' vos avis ('). " — Et deux jours après: ''J'avais *' résolu de ne vous envoyer la suite de mon Ode sur " Namur, que quand je l'aurais mise en état de '' n'avoir plus besoin que de vos corrections. Mais en ** vérité vous m'avez fait trop de plaisir, pour ne pas '* satisfaire sur-le-champ la curiosité que vous avez *' peut-être de la voir. Ce que je vous prie (sic), c'est "■ de ne la montrer à personne, et de ne la point épar- '' gner. J'y ai hasardé des choses fort neuves, jusqu'à '' parler de la plume blanche, que le roi a sur son " chapeau. Mais, à mon avis, pour trouver des expres- *' sions nouvelles en vers, il faut parler de choses qui *' n'aient point été dites en vers (^). Vous en jugerez, '' sauf à tout changer, si cela vous déplaît (3)".

Voilà certes qui s'appelle dépouiller rarrogance d'auteur. — Le 6 juin, autres confidences, à propos de ce " fragment informe " : *' Le mot de voir, dit Boi- *' leau à son juge, y est répété partout jusqu'au dégoût.

" La stance :

" Grands défenseurs de V Espagne, etc.

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