Lettre à M. Faret, 12 déc
2. Pellisson et d'Olivet, Hist. de PAcad. — Ed. Livet, t. I, p. 192.
" Chcre rime de cal>a?'ct,
" Mon cœur, mon aimable Faret. "
En [)lus d'un endroit il fait à l'auteur de \ Honnête JiOJ}i))ie cette menace, peu poétique, mais très bachique:
" Parle, cher ami, je t'en prie, " Si tu ne veux cjue je m'écrie :
" On fait à savoir que Faret " Ne rime plus à cabaret ('). "
Il termine une de ses chansons à boire par cette signature double :
" Ainsi chantaient au cabaret " Le bon gros Saint-Amant et le vieux pèr' Faret {^). "
En parlant de la bonne ville d'Évreux, qu'il maudit,
Saint-Amant écrit à son " bon ivrogne ", à son " cher
Faret " :
" On y voit plus de trente églises, " Et pas un pauvre cabaret. "
Nous avons, hélas ! changé tout cela.
Enfin il le console de la mauvaise réputation que lui doit Faret :
" Ne te plains point, mon cher Faret.,
" Si je te rime à cabaret ;
" Et ne m'en fais point un opprobre ;
" Ne vois-tu pas, esprit charmant,
" Qu'encor qu'on me tienne assez sobre,
" On me rime bien à ... gourvia7id {^)}^^
Ce serait chose assez curieuse de compter en combien d'occasions ces deux rimes furent accolées ensemble au xvii^ siècle, avant que Boileau ne les envoyât de compagnie à l'immortalité.