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ADHÉSION

Je vous prie de m'inscrire parmi les adhérents de VArt pour tous.

Nom :

Profession :

Adresse :

Nota. — Chacun pour subvenir aux frais du Groupe donne selon ses moyens, librement.

Envoyer l'adhésion et la souscription à M. Edouard Massieux, 9, rue de la Fontaine-à-Mulard, Paris.

Ce manifeste répandu par les soins d'Edouard Massieux, qui fut et qui est encore le plus infatigable organisateur de VArt pour tous, porta le nombre de nos adhérents, en quelques semaines, à plus d'un millier. Il nous fallut, dès lors, modifier les conditions de notre recrutement, régulariser nos elTorts, assurer la continuité de notre propagande. Les frais destinés au fonctionnement de notre Groupe augmentaient en proportion de son importance numérique et les recettes garanties par les souscriptions volontaires, n'y étaient pas correspondantes. Nous dûmes remettre à chaque adhérent une carte individuelle, et demander une cotisation de vingt-cinq centimes par mois.

Je n'ai pas besoin de dire que cette cotisation n'est pas très rigoureusement exigée, et que nous en exemptons volontiers ceux qui ne peuvent pas la verser. Aussi le rendement des cotisations est-il très minime, et nous ne parviendrions pas à payer nos imprimes et notre correspondance, si nous n'étions aidés par l'Etat, et si nous ne gérions nos finances avec la plus stricte économie. Des emplois qu'il serait juste de rémunérer, par la perte de temps qu'ils occasionnent à ceux cjui les détiennent, sont entièrement gratuits.

Malgré tous les obstacles et la pénurie de nos ressources, notre action n'a pas cessé de croître et de s'étendre. Certains conservateurs de musées nous reçurent d'abord avec une sorte de méfiance, d'autres nous accueillirent parfaitement, et nous dirigèrent même parmi leurs collections : M. Charles Formentln, à Galliéra, puis son successeur, M. Delard ; MM. Guimet, de Milloué, Desliayes, au musée Guimet ; M. Haraucourt,au Trocadéro ; M. Gain, à Carnavalet ; M. Bénédite^ au Luxembourg ; les directeurs des Beaux-Arts, MM. Henry Roujon et Henry Marcel, ont montré le plus vif intérêt pour notre œuvre, non seulement en lui accordant une subvention, mais encore par le soin constant qu'ils ont pris de nous éviter toutes les démarches administratives ; M. Simyan, rapporteur du budget des Beaux- Arts pour igoS, et M. Alfred Massé pour iQol\, nous ont consacré, chacun, quelcjues pages éloquentes de leur rapport, et attiré l'attention de l'Etat sur nos efforts persévérants. Nous ne saurions ou-blier MxM. Brown et Veyrat, dont l'empressement nous

PRÉFACE

facilita la visite des musées de la Ville de Paris. Enfin, mes camarades et moi, nous gardons une profonde gratitude à M. Ghaumié, ministre de l'Instruction publique, pour la haute bienveillance qu'il n'a cessé de nous témoigner, et nous remercions, ici, ses chefs de cabinet, MM. de Monzie et d'Ardcnne de Tizac^ qui nous assurèrent le concours effectif de l'Administration.

Aujourd'hui, notre groupe de propagande esthétique compte deux mille trois cents adhérents individuels, et nous avons reçu l'adhésion collective de différentes organisations : la Fédération des Universités populaires^ la. Société amicale des anciens élèves de Vorphelinat de Cempuis, V Union syndicale des ouvriers et ouvrières doreurs sur bois, la Chambre syndicale des cantonniers, ouvriers et ouvrières de la direction des Travaux de la Ville de Paris, V Association générale des gardiens des musées nationaux, la Chambre syndicale des ouvriers graveurs et ciseleurs sur tous métaux, V Université populaire de Meaux, V Association générale des sous-agents des postes et télégraphes de France et des Colonies.

En deux ans nous avons organisé plusieurs centaines de conférences daits les musées, dans les manufactures nationales, dans les divers monuments de Paris, dans les ateliers d^artistes ; nous avons conduit nos adhérents à Dieppe, à Bruxelles, à Beauvais, à Rouen, à Versailles^ à Chantilly ; nous avons créé les sections prévues dans notre plan initial : section enfantine, section musicale, section littéraire, section de province ; nous avons reçu et dirigé dans Paris la Fédération des Universités populaires belges, les Amis des Arts de l'Oise, un groupe d'institutrices de

province formé par M. Devinât, directeur de l'Ecole normale d'Auteuil, VUiiiversité populaire de M eaux ; nous avons constitué des groupes locaux de VArt pour tous à Billancourt, à Gentilly, à Vincennes, à Puteaux, dans les xin'' et vii^ arrondissements de Paris. Notre action s*étendant, nous avons du diviser notre effort, et charger spécialement certains de nos camarades de la direction de nos sections : Albert Keim, J.-G. Prod'liomme, H. Ge- " net, Kaiser, pour la musique ; Lucien-André Licliy et Devoise, pour les enfants ; Amédée Catonné et Paul Cornu pour notre Bulletin mensuel ; René-Albert Fleury et Louis- Frédéric Sauvage, pour la section littéraire.

Nos groupes locaux ont comme secrétaires, le xni® arrondissement, E. Massieux ; le vu®, Kienlen et Ravador ; Billancourt, Prudhomme, Bizet ; Gentilly, Durand ; Vincennes, Jules Dodet ; Puteaux, D. Le Bras. Cette division du travail, au lieu de nuire à notre œuvre, lui garan'it une activité plus féconde, car tous nos collaborateurs sont animés d'un même esprit, et ils sont unis, entre eux, par une amitié fraternelle. Les premiers ils ont compris l'utilité de notre propagande, et ils s'appliquent sans diversion comme sans défaillance.

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