‹ L'art profane à l'église (volume 2)Chapitre 125 sur 183 · NORD · texte numérisé non relu

NORD

En sus, pullule, au milieu des enroulements décoratifs, un monde de personnages ailéset nus, ang-elots ou cupidons, d’autant que certains ont un carquois au dos. On voit encore des Génies des deux sexes et de petits Bacclius,à cheval sur les volutes capricieuses des trises, se jouant au voisinage de chimères et de chevaux marins. Autant de figurines capiteuses, imprégnées du sensualisme de la Renaissance. Des panneaux en bois sculpté du xvii*’ siècle se rapportent à la vie de saint Aubert et à celle de saint iVugustin. Sur l’im des panneaux relatifs à ce dernier, se dessinent à Tarrière-plan deux figures de femmes ; Tune, drapée, porte un masque devant son visage, et l’autre, nue, est en partie cachée par sa camarade de débauche ; elles évoquent le passé orageux de l’évêque d’Hippone.

2^ Abbaye de Saint-Sépulcre. — Tous ses tableaux ont été transt portés à Saint- Aubert, sous la Révolution. On y trouva une Didoii • sur son bûcher. Il paraît que les murs du réfectoire étaient couverts de peintures, mais aucune à sujet religieux.

Dunkerque. Saint-Éloi. — Les culots des miséricordes sont ornés de curieuses sculptures où s'allient des détails burlesques ou grossiers qui alternent avec des scènes familières et religieuses.

Bourbourg. Abbaye de Bénédictines. — En 1782, Marie- Antoinette prit la qualité de première chanoinesse de ce Chapitre. Ses sousordres se distinguaient par un cordon jaune, auquel était suspendue une croix émaillée, portant, à l'avers, l’image de la Vierge, et, au revers, le portrait de la reine, dans son décolleté ordinaire. Le duc de Nivernais, que Marie-Antoinette avait chargé de donner une légende à cette croix, s'en acquitta galamment : « Mettez, dit-il, autour de l’image de la Vierge, ave maria, et en exergue, du coté de la reine,

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