Rue de la Paroisse
SEINE-EÏ-OISE
meme scène dans une peinture murale : le saint prononce devant les
Fig. 418.
dames de la cour le célèbre sermon qui décida de la fondation de son œuvre.
2° Saint-Louis. Cathédrale. — Bas-coté droit. Chapelle des Fonts baptismaux : Saint Rémi baptisant Clovis^ par de Villers (1842).
Chapelle de Saint-Louis : Martyre de sainte Agnès ^ toile de Fécole française (1730). La vierg-e, entourée de ses l)ourreaux, est nue, jusqu’au milieu du corps à peine ]3ubère, à en juger
Bar un sein tout mignon qui ne fait que de naître.
Sacristie. Copie ou répétition d’un tableau de Mignard, placé au
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Louvre, Le Grand Dauphin (Louis de Franee) et sa famille. La Dauphine, assise, tient près cTelle le duc de Berry « presque entièrement nu », dit M. Clément de Ris ; dans les airs, deux amours soutiennent un rideau et répandent des fleurs.
Encore un Saint Vincent de Paul prêchant ^ à Saint- Etienne-du- Mont, par Noël Hallé (1761). 11 fallait s’attendre à rencontrer à Versailles l’image de ce philanthrope, fondateur des Lazaristes qui desservaient les églises de cette ville.
Les vitraux de la cathédrale interprètent Y Annonciation et Y Assomption, de A. Deveria, plus connu par ses estampes extralubriques. Ce qui prouve une fois de plus que la foi n’est pas nécessaire pour concevoir et exécuter des tableaux religieux. Jules Romain, qui dessina les estampes des fameux sonnets de l’Arétin, le Gorrège et le Titien qui, « de la même main libertine, souple et caressante, écrit Brunetière, peignaient la nudité d^une courtisane on une Msidone d'une Assomption », et bien d’autres encore, en sont autant d’exemples frappants.
Chapelle du Château. — Le tableau de Santerre, Sainte Thérèse en méditation, célèbre le triomphe de l’amour immatériel, dont était torturée la vibrante extatique. Cette toile parut dangereuse à quelques personnes susceptibles, et d’Argenville confirme les propos rabelaisiens que tenait le comte de Gaylus sur « des prêtres effrayés qui refusaient de dire la messe à cette chapelle ». La première fois que le sensuel Louis XIV vit cette peinture pimentée, il s'écria enthousiasmé : <( Voilà qui est beau ! J entends qu on donne une pension à Santerre ».
Les Vertus, en bas-reliefs, surmontent les arcades de chaque travée. Au premier étage, le corsage largement dégraffé de la Charité
attire particulièrement le regard.
Le buffet d’orgues est soutenu par des cariatides féminines, aux
seins nus et émoustillants.
D'autres grandes figures de femmes, au torse entièrement découvert (fig. 419), occupent les écoinçons du vestibule de cette chapelle-boudoir, que Voltaire appelait le colifichet fastueux.
Le plafond de l’arcade qui conduit de la cour de la Chapelle dans les jardins était couvert de peintures. En 1729, sur les conseils de
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révcHjiie (le Fréjus, Hercule de Fleury, Louis X\ lit décorer ce plafc'uid par Lemoine, qui ne l’était que de nom. Celui-ci, par une allusion tlatteuse au prénom du cardinal, son protecteur, y représenta l’apothéose à' Hercule.
Mais, pour se faire pardonner le rapprochement implicite qu’il établissait entre un prince de l’Eglise et un demi-dieu de la fable, il nomma son tableau, le Triomphe de rilonneur, conduit par la Vertu à V Immortalité.
CoRiŒiL. Saint-Spire. — Ouelques-uns des sièges canoniques des stalles portaient des motifs de sculpture assez plaisants (lig. 420- 431).
N® 1. Calvin porte le monde catholique sur son derrière.
2. La Mère Folle., entourée de nombreux enfants, comme la mère Gigogne, tient sa marotte, d’une main, et, de l’autre, offre son sein à qui veut y puiser. Moralité grotesque et philosophique, paraphrase figurée du verset de FEcriture : Stultorum numerus est infinitus. Les médecins de Famé et du corps le savent mieux que tous. L’auteur des Antiquités n ationales, à qui nous empruntons ces dessins, y voit à tort (( un homme avec un habit de moine et des oreilles d’âne et rit de fouler aux pieds des autres personnages habillés comme lui, mais qui ont l’air très tristes ».