‹ L'art profane à l'église (volume 2)Chapitre 156 sur 183 · Ti roc des Sciilj)tiires grotesques, par Adeline · texte numérisé non relu

Ti roc des Sciilj)tiires grotesques, par Adeline

SEIN E-IN FÉRl El' RE

1 OU eu trouve de uouil)reiix vestipi’es sur les uiouuuieiits civils ou religieux : telle la sculpture sur Ixiis, visible dans la salle des Pas- Perdus du Palais de Justice de Uoueu (tig-. iîMI).

Hameau du Genetev. Chapelle de Saint-Gourgon ou Gordon, Gauteleu. — Lieu de pèlerinages ou assemblées, très trequeuté encore au milieu du xix"^ siècle. Ou y vendait des amulettes eu verre émaillé, liguraut des organes génitaux des deux sexes ; « tilles et garçons s^en paraient, dit Alfred Darcet, en intervertissant les sexes ». On appelait ces amulettes falotes et phalliques des Saint- Gordon L Nous en avons vu une grande variété dans la curieuse collection de M. Deglatigny, archéologue distingué, de Rouen. Un spécimen de ces portebonheur est exposé dans une vitrine du Musée lapidaire de la même ville (fig. 497).

Saint-Martin de Bosciierville. Abbaye de Saint-Georges. — Sur un corbeau de l’abside se cache un ascendant de la famille Sans-Gêne ou une croupe ancestrale de la vertueuse patrie des Krupp (fig. 498), qui, malgré la dilïiculté du tour de force, montre ses deux (( visages » et ses quatre « joues ». Un symboliste convaincu y verrait les deux faces de la Duplicité^ de Y Hypocrisie et de la Prudence ou encore la Luxure, etc. ; c’était, vraisemblablement, un simple jeu de tailleur d’images, sans autre conséquence,

Salomé exécute sa danse, la tête en bas (fig. 499), sous le tailloir d’un chapiteau ; sa jambe droite, fléchie, met en évidence les organes secrets^ visibles seulement aux invités d’Ilérode.

Taylor donne le motif dMn autre chapiteau (fig. 500), mais sans explication.

' xy/// I

ViiT. 4ü7.

Fig-, i!)8.

D’ap rès Adeline.

I. Dans la forêt de Bois-Guillniiine se rendaient autrefois les femmes atteintes de maladies de matrice ou de stérilité ; elles en rapportaient un pain d’une forme bizarre (lu’elles comparaient à une paire de ciseaux, mais qui ivétait qu’un j)hallus, dont les deux testicules étaient perforés, ce qui lui donnait l’air de ciseaux. (D'’ F. N(Hiry, (Biron, mêd.).

i/aUT l*iU)KANK A l/ÉfiMSK

Selon une coniinunication personnelle du D‘’ 1\ Noury, on peut juger, d’après la sculpture d’un chapiteau de la salle capitulaire,

« de la façon réaliste dont le

\ diable sV prend pour exciter

\ i les

mauvaises passions chez les amoureux. » M. Léon de

Fig-. 499.

Vesly a relevé de ce bas-relief un très intéressant dessin, que les amateurs germaniques d’attraits callipyges pourront consulter au Musée des antiques, dont il est le conservateur. M. Deville, dans son Abbaye de Boschci'ville, La signalé; mais sans aucune figuration. Au premier acte, le diable poilu tapote la croupe d’une femme à poil; au second, il pratique le coït, moT'e canino ou germanico. On peut y voir l’image des deux étapes de la Luxure : séduction et possession. Etranges tableaux où les préceptes de morale s’appuient sur des scènes scandaleuses !

Fécamp. 1*^ Église paroissiale. — Sur le dossier d’une des stalles du chœur, le Christ voilé cache sa nudité sous une draperie transparente. La réputation de cette sculpture est exagérée, au dire de M. Bouet ; il convient de l’admirer avec les yeux de la foi.

2^ Abbaye de la Sainte-Trinité. — Chapelle des fonts baptismaux. On remarque deux statues, en pierre, voilées et destinées à rappeler les mutilations — excision du nez et des lèvres — que se firent les recluses pour échapper aux outrages de la soldatesque normande. Les Skopzy^ dans un but de chasteté analogue, se coupent, suivant le sexe, les seins ou les organes génitaux.

Page 1