‹ L'art profane à l'église (volume 2)Chapitre 162 sur 183 · SOMME · texte numérisé non relu

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ainsi qu'on l’observe sur plusieurs sépultures de Saint-Denis. En 1703, Devermont, dans son Voyage pittoresque à Amiens y décrit sur les côtés du tombeau les quatre Vertus cardinales, en marbre blanc.

3*" Saint-Leu b

i"" Ursulines^.

CoNTV. — Les consoles des fenêtres sont formées de fîg*ures grotesques.

Poix. — Les pendentifs des clefs de voûte sont ornés d’images éclectiques, profanes et sacrées, de quoi satisfaire tous les goûts, vils ou nobles, civils ou religieux.

Abbeville. Saint-Vulfran. — Extérieur. — Porte centrale. Hautrelief: JésuSy dépouillé de sa robe que Pon tire au sort, est complètement nu, comme le texte l’exige.

A. Gilbert ignore la signification « d’une paire de forces », sculptée au-devant du socle de la statue de saint Pierre. Ces ciseaux

1. Le jour de Pâques, la principale fête de l’Eglise, en 1581, le clocher fut

renversé par un orage et ccrabouilla une soixantaine d’ouailles. De même à la

dernière éruption du Vésuve, de 1006, une centaine de lidèles, réfugiés dans l’église voisine de Saint-Joseph, furent ensevelis sous ses murs. Devons-nous voir là autant d’elTets de l’action du doigt de la Providence, que les bien pensants invoquent à tout propos contre leurs contradicteurs ?

2. Débris de mosaïque, à sujets peu catholiques (fig. 521), trouvés dans le jardin

du monastère, en 1830, et qu’on peut voir au Musée de la Ville. Saint Bernard condamnait les pavements historiés ; il se scandalisait « de voir marcher et

cracher sur les visages des anges et des saints. Peut-on penser qu’il se fût

moins indigné, ({uoique pour d’autres raisons, contre une mosaïque à représentation aussi païenne que celle dont il est ici question ? C’est apres l’avoir vue (ju’Eudes Higaud, archevêque de Rouen (1230-1235), infligea un blâme sévère à l’abbé cistercien de Beaubec, pour avoir orné le pavement de son église de figures qu’il trouva « indécentes et diaboliipies ».

i/aht profane. — I. 27

i/art profane a i/éoi.ise

ne peuvent avoir rien de commun avec ceux de Fulbert, il nous semble, et doivent fîg-urer Tattribut de la puissante corporation des

tondeurs de drap.

Au-dessus de la corniche, dans la platebande régnante sous des bas-reliefs où des génies à cheval se livrent des combats, est sculpté le refrain, avec un jeu de mot de la lîn, du palinod d’un riche marchand, N. Amourette:

Vierge aulx humains la Porte d’amour estes.

Cette devise est répétée sur la platebande d’une autre porte et sur le revers des mêmes vantaux, à l'intérieur.

Porte latérale droite. La statue la plus curieuse est celle de la Vierge galamment parée et portant son divin fils, sous la forme d'un grossier poupart (fig. 522). Son costume, d’après M. Rigollot*, est celui « d’une courtisane, tant elle est habillée avec magnificence, surchargée d’ornements et de colifichets, tant il v a d'indécence dans sa mise. » Cette pimpante statue, aux riches atours, était primitivement dorée, ce qui ajoutait à son caractère profane. Savonarole adressait le même reproche aux artistes de Florence : « Voi fate parer la Verginc Maria vestita corne iina meretrice », comme une entremetteuse ! Et ce n’est pas de cette figure sensuelle que saint Thomas eût pu dire que « jamais aucun homme ne l’avait regardée avec les yeux de la concupiscence ». Les petits personnages qui sont aux pieds de la Vierge figureraient le Martyre de sainte Catherine. Des balances, attribut des épiciers et merciers, dont la confrérie était placée sous l’invocation de Marie, sont sculptées sur le socle, comme les ciseaux près de saint Pierre.

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