‹ L'art profane à l'église (volume 2)Chapitre 19 sur 183 · En hébreu, ce niot signifie blond · texte numérisé non relu

En hébreu, ce niot signifie blond

^on oxpli(|iie sul)ülement ce mode de conception^ « par le messag*e de Tang'e Gabriel, qui s'adressa à la Vierge, en lui parlant, sans avoir d’autres rapports avec elle. »

Sainte-Marine. — On y voyait la statue singulière d’un moine, assis, jouant le rôle d’un père nourricier qui tenait dans ses bras un enfant au maillot. Cette figure se rapportait directement à la légende de sainte Marine. On sait que celleci, ne voulant pas se séparer de son père, un Grec converti, entra sous des habits d’homme dans le même monastère que lui, et prit le nom de frère Marin. Après la mort de son père, le seul dépositaire de son secret, elle fut accusée par la fille d’un gentilhomme qui avait failli et lui attribuait l’enfant qu'elle mit au monde. Plainte fut portée à Pabbé, qui la chassa du couvent. Pendant trois ans, elle resta à la porte du monastère avec l’enfant, vivant tous deux de la charité publique. Après sa mort, les frères du couvent reconnurent son véritable sexeb

Mathurins. — Cette église s’élevait autrefois dans la section des Thermes de Julien. Plusieurs sculptures de ses crédences étaient pittoresques (fig. 88-93). Une femme (N« 2), Mme Putiphar peut-

\. Si nous en croyons le narre de Saint-Poix, c est dans cette église cju'on mariait, de gré ou de force, les couples pris en fla^^rant délit d’amours illicites, ainsi que les fdles mères à qui l’on passait au doigt une alliance de paille.

i/art phofank a l’égi.isf

eire, fait violence à un Joseph complètement dévêtu. L’enfant nu, sur un ane (N» 3), pourrait représenter symboliquement LAinour et son pouvoir de rendre imbéciles ceux qu il tient sous son empire. Le vieillard du N® 4 arrose un morceau de viande k la broche, dont un g-amin, caché sous la table, goûte la sauce. Détail de mœurs moins jovial que le suivant, décrit par Millin, qui s’étonne de le rencontrer dans le lieu saint: « Un fabricant de parchemin k qui le diable montre le c...^ »

Un tableau réaliste exposait les divers supplices que les Africains faisaient subir aux chrétiens; l’un d’eux est suspendu « tout nud, écrit encore Millin, sur de larges crochets de fer, attachés au mur d’une prison, qui lui entrent de toutes parts dans le corps. »

Saint-Médard — Rien d’intéressant pour nous dans ce monument de la rue Moulfetard, sinon un vieux vitrail où l’on voit sortir des Limbes, délivrés par Jésus, plusieurs personnages nus et dodus des deux sexes, précédés d’Adam et d’Eve.

Chapelle des Ménétriers ou Saint-Julien des Ménestriers. —

Ancienne paroisse des Dieux et de la Danse, qui existait près des rues Rambuteau et Saint-Martin (hg. 94). Le portail était

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