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rclifjicusc de la ville dWlx, par M. Honoré Gibert, a kujiielle nous empruntons les détails (pii suivent, le chanoine Honoré de Pincliinat fui enterré dans cette chapelle en 1541 ; son tombeau était agrémenté d'un bas-relief antique, analogue à ceux qui ornent les sarcophages des premiers chrétiens, représentant les Anioui'S de Léda^ que nous retrouverons sur la porte de Saint-Pierre de Home. En 1)3, ce tableau lapidaire important fut transporté à la Maison commune de Marseille.
Au Musée, ce bas-relief est étiqueté: Motif votif d'une femme ^ de ses trois enfants et de sa famille^ à Vénus et Mars. Pour Millin, la « femme » serait Léda qui vient d’accoucher de trois enfants Pollux, Castor et Hélène ou Gljtemnestre ; un personnage nu, pris pour Mars, serait Tyndare, l’époux de Léda, et Vénus, dans le même appareil, assisterait à l’enfantement qu elle a provoqué, en poussant dans les bras de Léda le cygne altier que, changée en aigle, elle feignait de poursuivre. Ce bas-relief était peut-être destiné au sarcophage d’une femme morte en donnant le jour à trois . jumeaux? (V. pl. xxxvii, n" 1.
2® Sainte-Madeleine. — Nef latérale. Véne Annonciation flamande, du XV® siècle: L’Eternel « soufïle une haleine dorée », où sont enclos Jésus et la croix, sur la future mère du Messie. Nous avons vu la même image à Saint-Leu de Paris.
3® L’Observance. — Rien autre à signaler dans cette église, aujourd'hui détruite, que le vocable d'une chaj^elle, dite des Gaillards !
Lambesc. — A la porte, un jaquemart facétieux, composé d’un rustre qui « aime bien » sa femme, puisqu’il la « châtie bien », avec un bâton, à chaque heure d’horloge ; mais la rusée commère se baisse pour éviter le coup qui porte sur le timbre.
Arles. Cloître Saint-Trophime. — Au magnifique portail qu’Emeric David appelle poétiquement « le dernier soupir de l’art grec », un Jucjement dernier avec damnés peu ou pas vêtus, entraînés vers le séjour du désespoir et, en bas-relief, une scène de carnage, dont il nous est difficile de préciser la signification (fig. 202).
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Fif>r. 20:2.
Chapiteaux symboliques : un lion, c’est-à-dire la Belir/ion ou VEglise militante^ terrasse une femme nue, V Idolâtrie ou VHcrésic (hg. 203) ; le châtiment de la Lubricité (lig. 204) ; une néréide, la
Volupté ou le Christianisme^ tient d’une main, un poisson (l'indication de son habitat aquatique ou Jésus), et, de l'autre, relève sa queue, en guise d’éventail ou d’une traîne de robe.
Au haut d’une corniche, petite cariatide originale : une femme courbée à la renverse, comme Salomé^ fait un support de son ventre.
Le sommet d’une colonne est occupé par un médaillon formé d’arabesques, qui s’enchevêtrent autour d’une femme nue, dont le sexe est souligné (lig. 205). Autres bas-reliefs allégoriques : le Massacre des Innocents où Millin voit « le tourment de
deux damnés ». Cyhèlc ou Cérès^ un petit Bacchus à ses pieds, presse contre ses mamelles, qu’elle tient de chaque main, deux enfants placés la tête en bas (fig. 207).
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Mont-Ma,i()1'r. — Une console est occupée par une tête de Saturne^
Pennes. — A l’extérieur de l’ég-lise paroissiale de ce village, écrit M. Charles Vincens, on a vu, durant des siècles, un bas-relief représentant Cj/hèle, avec son inscription Matri Deum. « Ce curieux morceau a disparu vers 1610 seulement ; mais il est gravé dans le Recueil de Grosson (page 20). » Le même auteur signale, dans la nef, une statue en marbre de Sainte Anne^ grossièrement sculptée, datant de mccccxxxvi : elle tient sur ses genoux la vierge Marie allaitant Jésus (lîg. 208). Nous retrouverons bientôt une représentation analogue. M. Vincens en cite deux autres identiques sur des vitraux d’églises, de Mezières-en-Brenne ( Indre) et de Saint-Etienne de Beauvais.