CALVADOS
ailé, bandant son arc ; iD’ 9, Zcus^ brandissant la foudre et couché sur une nuée; iD’ il, Personnag'e nu auprès duquel est un vase; 11*^ 18, Néréide; n‘’ 21, Buste de Céi'ès, d’un faire charmant, une faucille à la main et une g-erbe de blé dans l’autre ; n^ 24, Néréide et son miroir, la Séduction.
Mme de Genlis a signalé, dans cette église, un curieux et très beau tableau d’une Sainte-Famille ^ dont les ligures de saint Joseph, de la Vierge et de Jésus étaient des portraits de Henri IV, de Gabrielle d’Estrées et du duc de Vendôme, leur fruit ; singulière Sainte Famille!
Une statue équestre d’un saint Martin décapité olfre comme particularité le développement exagéré des organes du cheval entier (fig. 212) ; un pareil lieu, il nous semlile, eut exigé plus de retenue dans la (( fo-orme ».
Saint-Ouen. — Pierre tombale du vicaire Prévost : au fronton, deux femmes nues, ailées, sont assises et tiennent une couronne d’une main, une lanterne de l’autre. Au-dessous de Pelïîgie du personnage, placée entre les deux figures angéliques, on avait gravé un sonnet, aujourd’hui ellacé par le temps et que M. Paulain Carbonnier^ a restitué en grande partie :
Passant qui que tu sois, tu rappelleras Les vertus de celui dont tu vois ici l’ombre.
N’oublie pas meme un jour, en vivant clans le monde Combien triste la mort et triste le trépas.
Sois vaillant, sois g-aillard, avant c|ue tu sois bas,
Sois puissant, sois eucore un Crésus en richesse.
Sois meme un Salomon en vertu en sagesse Tout cela de mourir ne t’empeschera pas.
Mourir c’est un tribut cpie les princes et rois Doivent tous à la mort, en ce monde une fois
Et n’y a nul ça bas cjue le sort en exempte.
Bernardin Le Prévost c|ui repose en ce [lieu Ce prestre tant zélé au service de Dieu b]n la Heur de ses ans en a payé la rente.
1. A notre tour, nous nous sommes permis de remplacer, par des mots en italiques, ceux cjui maïujueut.
l’a UT UH O FANE A L ÉGLISE
11 est mort en 1G31, à l’age de trente ans.
Musée. —
Deux tableaux, à sujets religieux, nous intéressent surtout par la bizarrerie de leur composition. D’abord, le Baptême de Jésus-Christ par Zustris Lambertus (xvi'' siècle), provenant d’une église démolie.
Entre deux groupes de personnages habillés, et non loin de Jésus dévêtu, une femme complètement nue, « prend des poses sur un rocher » (lig. 213). Attend-elle le baptême ou est-ce encore une figure allégorique ? Tout en dénouant sa longue chevelure, elle fixe avec curiosité le Saint-Esprit qui voltige au-dessus du Seigneur .
Ensuite, la Tentation de saint Antoine, magnifique peinture de Paul Véronèse, mais non moins étrange. Nous en empruntons la description à Louis Enault :
Le diable a renversé le saint, et il fassomme avec un pied de cheval, dont il est armé, tandis qu’une femme cherche à l’induire en tentation. Le moment est assez mal choisi ; on ne peut pas faire deux choses à la fois, et, pendant qu’on est assommé, il est bien difficile de penser à mal, quand même on le voudrait, ce qui n’est pas le cas du saint personnap. La femme est une de ces natures blondes qu’a si souvent caressees famoureux pinceau de Véronèse ; le tableau, qui semble aujourd’hui un peu foncé de ton, est d’une violence de mouvement et d’un charme de
couleur inexprimables.
Fi^. 213.
1 Une miniaUire d’un mam.scril, delà Dibliollu-quc nationale (n- i013), do'iuanl Une (nuhiclion de VApocalflp^e, montre une scène d'immersion p us piquante ( -U hh) Il s’ap-it du liapléme, dans une cuve, d’une femme nue— baiiite Madeleine d ap M Uaulin Paris — par saint Jean. Sept hommes clierclient a voir la cateelinmuie ù travers les .joinlsdes portes et le trou de la serrure. .. Celui qui a le moins de chance de réussir, dit L. Maeterlinck, s’arrache les chevcu.v ; un aiilre s exhanssi
sur im de scs compag-nons.