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Fig-. 277.
réprouvés réharhutils (H^. 279, 280), sans compter la tlieoi’ie classi([ue et résignée d'abbés, d'évéques, de monarques, de nobles et de moniaux des deux sexes.
Les sculptures, symbolisant les Vertus et les \ ices, ont un air de parenté avec les ligures analogues peintes sur la rosace de Notre-Dame de Pans. A Chartres, la Folie (hg- 281) est une femme a moitié nue, brandissant une massue — qui deviendra bientôt marotte — et mangeant une pierre pour les uns, du fromage pour les autres. Les vêtements delà Démence à Notre-Dame, sont moins en désordre et ne découvrent que son sein droit (fig. 282) L
Toujours au flanc méridional, deux figures grotesques font saillie sur le mur : une truie qui file et un âne qui joue de la harpe, dit (( l’âne
Fig. 27'J. Fig. 280. qui vielle ». 281. Fig. 282.
La tête et les tettes de la truie ont disparu sous les coups d'un marteau imbécile.
Plus loin, aux côtes de la dernière fenêtre, deux statues très expressives rappellent, mais dans une attitude plus discrète, les luxurieux de la cathédrale de Bâle : une paroissienne debout, les mains jointes, la hanche provocante et le regard en coulisse, jette le trouble dans les méditations d’un jeune clerc en oraison.
Intérieur. — Chapelle des fonts baptismaux. A l'entrée, dans un coin sombre, on découvre un centaure, arc et flèche en main, qui porte sur sa croupe un personnage nu, une nymphe peut-être, dont il est difficile de distinguer le sexe et le rôle. Le même groupe my-
1 . Faiiris de Saint-Vincciil s’appuie sur cc passage : hfnem nec luhnm ncque (flndium insnno confidns^ pcnir croire ([uc ce Fou j)ortc une torclic allumée, d’une main, et, de l’autre, une trompette en forme de cor.
tlii([ue a[)|)araît eu [)leiiie lumière, a la fa(,*ade occidentale, au milieu d enroulements et
de rinceaux, sur Tune des colonnettes engag'ées dans les ébrasements. Nous le retrouverons à l’intérieur.
Chœur. Sur le pourtour se déroule une galerie de reliefs en marbre. Le plus important de ces tableaux marmoréens, par la saisissante expression des physionomies, par le
mouvement et la fougue des attitudes, e^t celui cpn a trait au Massacre des Innocents (fîg. 283) ; François Marchand sculpsit. Une mère, terrassée par un soldat d’Ilérode, se montre de face, la poitrine entièrement découverte, et repousse la lance qui va percer le flanc de son enfant. La Femme adultère de Jean Dieu, dit Sablon (1681), est d’une facture plus délicate ; la chemise est entr’ouverte sur les seins nettement modelés sous leur voile léger (fig. 284). Non loin de la Ghananéenne, la Magdaléenne s’aftaisse aux pieds du Rédempteur, dans son décolleté tradionnel.
Au milieu d’un fouillis d’arabesques d’une variété infinie, qui s’enroulent sur les pilastres et colonnettes du chœur, se dessine une multitude d’étres chimériques (fig. 28b) et d’animaux fantastiques. On distingue, entre autres, un centaure en bonne fortune (fig. 286), chevauché par une nymphe qui lui caresse la barbiche, symbolisant l’entente cordiale et corporelle ; deux personnages impudiques singulièrement enchevêtrés qui se diposent à taire une partie de footing , et un jeune gars nu, qui passe .sa main sous sa cuisse pour cachei
Fig-.
Fig. 284.