‹ L'art profane à l'église (volume 2)Chapitre 87 sur 183 · XXXV. — ILLE-ET-VILAINE · texte numérisé non relu

XXXV. — ILLE-ET-VILAINE

Rennes. Saint-Yves. — Actuellement église de Thopital. Dans la nef, parmi des monstres, des caricatures et cent fantaisies bizarres, (( on distingue, dit Mérimée, un marmouset tournant le dos, pour ne pas dire plus, k Tautel. Quelles gens étaient donc les sculpteurs — et nous pourrions ajouter leurs conducteurs et censeurs écclésiastiques — pour qu’on leur permît de semblables impertinences » ?

2® Saint-Melaine. — Cloître de l’hospice. Sous l’abaque d’une colonne se carre une néréide, être séduisant et malfaisant, allégorie de la nature féminine.

Les arcades du cloître de l’ancienne maison conventuelle des Bénédictins sont décorées de bustes suggestifs dans le style du siècle. De remarquables boiseries de la chapelle, alias réfectoire, sont aussi à considérer ; elles furent exécutées sous la direction de Tun des moines Dom Quinquet.

3'' Abbaye Saint-Georges 4'' Château de Vitrié

par l’entretien successif d’un animal de meme nature promène en ceremonie par la ville, le jour de la fête du saint, est précisément le surnom vulgaire donné aux prêtresses de carrefour du culte d’Aphrodite. Simple coïncidence, peut-être, mais qui méritait une mention.

1. Par une ironie du sort, dont les édifices religieux nous ont fourni de nombreux exemples, cette ancienne chapelle, fondée en 1559 et vendue aux enchères en 93, est devenue le théâtre actuel de la ville, où l’auteurde Tartuffe fit ses débuts.^

2. Une caserne du même vocable y est installée. Si l’on en croit le récit d Aug. Moutié, l’abbesse de l’endroit exerçait des droits assez bizarres. Tous les mariés de l’année étaient tenus, le jour de la mi-carême, de parcourir à cheval le champ de foire, en criant; « Gare la chevauchée de Madame Abbesse.

De plus, chaque premier dimanche de carême, les nouvelles mariées se rendaient à l’église de Saint-IIélier, dépendant de l’abbaye, et là, devant la foule, elles devaient sauter par dessus une pierre, d’environ un pied de haut, en chantant ce

couplet :

Je suis mariée,

Vous le savez bien;

Si je suis heureuse, Vous n’en savez rien !

3. D’après le même auteur, dans l’ancienne chapelle affectée au culte protestant et détruite à la Révolution, étaient inscrits en lettres d’or les^ dix commandements de Dieu. Un seul resta lisible, longtemps après les autres; c était le si.xième .

TV NB PAILLARDEH.A.S POINT.

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