BELGIQUE
Aerschot. — Une miséricorde, d’après Maeterlinck, porte deux femmes nues qui fondent l’une sur l'autre, la lance en arrêt; elles (( chevauchent sur des hommes qui rampent sur les genoux et les
Alosï. Saint-Martin. — Cette église possède un tableau historicoallégorique de Hubens, la Peste d’Alosl (fig. 70), qui ne manque pas de valeur, quoique peint en huit jours. Nous y voyons saint Roch envoyé par le Christ au secours des pestiférés qui l’implorent. La femme dépoitraillée qui, dans tous les thèmes semblables, étale ses mamelles au premier plan, est ici reléguée au second ; elle use largement de ce privilège, bien qu’elle n’ait pas, comme à l’ordinaire et pour excuse, un enfant auprès d’elle et qu’elle soit entourée d hommes. Pour un tableau d autel, ce nu est excessif j Rubens n’estil pas coutumier de ces libertés ' ?
Anvers. 1» Notre-Dame ^ — Transept Sud. Inutile d’appeler l’attention du visiteur sur la Descente de Croix de Rubens, la plus
mains ».
1. Dans les Flandres, autrefois, la pudibonderie de l’école Béi Ognic de Luxembourg, épouse de Baudoin à la belle barbe, lièi devenue enceinte dans un Age fort avancé, lit dresser une b
drenger était inconnue.
al des troubles fut traînée la corde au cou à travers
l'art profane. — II.
i/art profane a i/éolise
fameuse de ses conceplions religieuses. Le volet gauche de ce magnifique et grandiose triptyque est occupé par la Visilalion : Isabelle Brandt y représente la Vierge au terme d’une grossesse qui, selon saint Luc b ne fait que commencer ; la personne qui porte une corbeille serait le portrait de sa fille.
Transept Nord. \J Erection de la Croix est un autre triptyque du même maître qui fait pendant au précédent. Le sujet du volet gauche représente les Disciples et les Saintes femmes ; au premier plan, une mère à genou donne le sein à son enfant (fig. 77). Elle fait partie d’un groupe d’autres femmes « effrayées à la vue d’une vieille qui vient de sortir du tombeau », dit un critique d’art; mais nous nous permettrons de censurer ce censeur : la « vieille » en question est comprise dans le groupe des femmes éplorées devant le terrible spectacle de la Crucifixion Sur le volet droit est peint le Crucifiement des larrons^ dont les bassins sont voilés contrairement à la tradition
Victor Hugo, lors de son voyage en Belgique, à la date du 22 août 1837, se plaint du doyen de la cathédrale, un certain M. Lawez^ qui a fait couvrir d une serge, « sous prétexte d’indé-
1574, puis brisée, huit ans avant la mort de ce valet du bourreau Philippe II, prince que l’on n’a jamais vu rire, ({ui se plaisait seulement aux spectacles éclairés par les flammes des autodafé et préférait régner sur des cadavres plutôt que sur des hérétiques. Tels sont les sentiments et les goûts qu'inspira le fanatisme religieux à ce condottiere scélérat du catholicisme.