‹ L'art profane à l'égliseChapitre 25 sur 97 · A", nos Accouchemenls dans les Beaiix-Arls, fig · texte numérisé non relu

A", nos Accouchemenls dans les Beaiix-Arls, fig

2. Ce musée chrétien ne se contente pas de donner des distractions profanes aux yeux des fidèles, il réjouit encore leurs oreilles — surtout les vendredis, jours de marché — par son carillon de (luatre-vingt-dix-neuf clochettes qui « jouent, dit Gonty, tous les airs possibles depuis l’opéra jusqu’aux ariettes les plus légères ». De plus, les dimanches et jours de fêtes, à 10 heures, on y exécute les messes des grands compositeurs de musique religieuse.

3. Relevons l'inscription de la tombe du peintre-forgeron Quentin Metzys qui fut enterré aux pieds de la cathédrale, proche du grand portail ; conivviuahs .\mor de MVLCinRE EECiT APELLEM, (D’uii forgcroii famour conjugal fit un Apelle.) Cette curieuse épitaphe fait allusion à son mariage. Quentin, vous le savez, fut d’abord maréchal et martela de feuillages le puits placé près de cette église, mais il ne put obtenir la main de la fille d’un peintre qu’à la condition de remplacer le marteau et l’enclume par le pinceau. L’auteur du Voyage de Brabant (IG08) — un pédant — à qui nous empruntons ces détails, ergote sur le sens de l’inscription funéraire :

« Connuhialis amor, est l’amour d’un mari pour sa femme, ou d’une femme pour son mari (chose qui passe pour être fort rare). Or, Quentin étant amoureux d’une fille, ([ui n'étoit pas encore sa femme, on ne peut pas appeler son amour d’alors connubialis amor. Il aimoit pour se marier; mais on ne pouvoit pas dire alors qu’il fût amoureux et marié. )> La même particularité s’applique à l’ex-chaudronnier Antoine Solari, dit le Zingaro.

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cence », un Jwjement demie?' de Backers, son « Impossible, écrit-il, de faire lever cette ser^-e.

meilleur tableau.

Voilà un stupide

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l’art RROFANË a i/ EGLISE

doyen, n’est-ce pas? » Encore un « pauvre d’esprit )> qui se croyait (( bien pensant » !

2® Saint-Paul. — Transept.

Admirons d’abord, une Flacjellation de Rubens, dont le Christ et l’un de ses bourreaux sont presque nus (fig. 77 Lis) ; puis, dans le bas-coté du sud, les Sept œuvres de miséricorde^ de Téniers le Vieux, où une mère abreuve son enfant à son sein.

o"* Saint-Jacques. — Exposition permanente de peinture et de sculpture. Chapelle de la Sainte-Trinité. Saint Pierre trouve dans le corps d’un poisson (d’Avril) la pièce du tribut.

Chapelle de Rubens. Là repose le gT-and artiste aux côtés de ses deux femmes Isabelle Brandt et Hélène Fourment.

Le maître de l’école flamande a fait revivre ses deux meilleurs modèles dans le tableau d’autel, ex-voto de famille, la Vierge et V Enfant Jésus, accompagnés des saints-. Isabelle paraît sous la figure de Marie ou de Marthe, et Hélène en Madeleine, fortement dégralfée. Mlle Lunden ^ serait l’une des deux autres saintes placées derrière la Vierge ou la Vierge elle-même ; saint Jérôme aurait les traits du père de

làü-. 77.

1. Les Sept œuvres de miséricorde spirituelle et les Sept œuvres de miséricorde corporelle sont énumérées en deux hexamètres mnémoniques :

Cüiisiile, Carpe, Duce, Solare, Remilte, Fer, Ora,

VisUo, Polo, Ciho, Re<Finio, Tego, Colligo, Condo.

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