‹ L'art profane à l'égliseChapitre 32 sur 97 · ESPAGNE — PORTUGAL · texte numérisé non relu

ESPAGNE — PORTUGAL

Le nu est relativement rare dans les tableaux de Plbérie ; Plnquisition- ne veillait pas seulement au « maintien de l’orthodoxie »,nos lecteurs ne l’ig-norent pas^, mais aussi à « la décence dans les peintures sacrées » : en 1618, Pacheco, le beau-père de Velasquez, était chargé de ce soin. Déjà, en 1576, dans le contrat que le Mudo fît avec le prieur de l’Escorial pour la livraison d’un certain nombre de tableaux de sainteté, le peintre s’engageait à ne mettre dans ses œuvres aucune « figure déshonnête ». Aussi, comme l’observe justement Viardot, les peintres espagnols se sont-ils surtout appliqués à exécuter des têtes et des draperies.

Cependant, un des derniers et des meilleurs clients de Rubens fut Philippe IV d’Espagne, qui commanda au maître flamand une série de peintures sur le thème des Métamorphoses d’Ovide, pour son pavillon de chasse de Torre de la Parada. Le propre frère du roi, le cardinal-infant don Fernando, était chargé de hâter l’achèvement du travail. Après avoir reçu vingt-cinq tableaux, Philippe IV, raconte un rédacteur anonyme du Temps, en demanda dix-huit autres.

1. En Portugal, nous n’avons à mentionner qu’un seul tableau, placé clans la sacristie de la Miséricorde de Vizeu, et dont nous ignorons le sujet : plusieurs personnages nus, conduits par des soldats au haut d’une montagne, sont précipités dans l’abîme.

2. Dans la salle des treize tribunaux du saint office institués en Espagne, étaient représentés des tenailles entre un gril et un bûcher ; on lisait au-dessous de ces instruments et appareils de supplices trois mots enqunints d’une ironie amère ; justice, CHARITÉ, MISÉRICORDE, que la fumistcrie nationale a remplacé, en Erance,par ces écpiivalents ; lirerté, égalité, fraternité !

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