Hisl. de L’art en tableaux, t. I., pl. nu, lig. S
rr A L I E
Saint-Paul. — Lo Guerchin exprime le Purcjatoirc — invention (lu pape Griigoire dit le Grand — par des âmes nues qui rissolent au milieu d\in feu temporel et invoquent la clémence du ciel élevant vers lui leurs bras suppliants (1503).
San Michel© in Bosco. — On conserve à la chapelle du légat une copie en plâtre de la Justice, Tune des statues en marl^re du mausolée de Paul III à Saint-Pierre de Rome. Cette ligure, dans son premier état, était entièrement nue, mais une fausse pudeur l’a couverte d’une draperie en étotfe, comme la sainte Geneviève de Glamecy, tandis que le Bernin a passé à l’original une chemise en métal.
5® San Rocco. — Chapelle de l’Oratoire. Dans une peinture du Guerchin représentant saint Roch soupçonné d’espionnage, le prévenu est conduit par un soldat, <( à grands coups de pieds dans le c.., » écrit de Lalande en toutes lettres. (( Cette idée est basse, mais parfaitement rendue dans le tableau », ajoute ce voyageur.
6*^ Mendicanti di Dentro b — Il est rare que les artistes nous fassent assister à la fameuse scène de jalousie de saint Joseph — c’est une (( scène » de ménage qui n’est pas <( à faire ». Une toile d’Alessandro Tiarini nous procure cette surprise : la Vierge est dans un état de grossesse avancée ; l’abstrus, énigmatique, ténébreux, résigné, mélancolique époux in partihus sort de son ombre et de sa réserve ordinaires, puis se jette aux pieds de son épouse — d’autres disent sa fiancée — et lui demande pardon, comme à Notre-Dame de Paris, de l’avoir soupçonnée d’infidélité. Tous les mêmes ! Marie lui montre le ciel pour lui rappeler que ce miracle a été accompli par l’intervention du Saint-Esprit. « Cinq ou six petits anges derrière Joseph, écrit le président de Brosses, rient sous cape et se le montrent l’un à l’autre, pendant qu’un autre ange plus grand et d’un âge raisonnable leur fait signe de se taire, de peur que Joseph ne s’en aperçoive. »
Sachetti, dans sa soixante-quinzième Nouvelle ,v‘acoxïïq que Giotto, accompagné de plusieurs amis, entra un jour à l’église Saint-Marc.