Reproduit par Vllist. de Larl en tableaux
semhlance — de vêtir tous les personnages, même Apollon, à 1 exception toutefois des ressuscités de la zone inférieure, où ils forment une masse circulaire de nudités profanes et esquissent des (( écartements monstrueux ».
Un des rares tableaux égarés dans ce vaste désert est accroché au côté gauche de la nef, c’est le portrait en pied du Dante Alig-hieri, peint sur bois par Domenico di Michelino, sur l’ordre de la République florentine. Le second plan, à droite, est occupé par une vue de Florence en 1465. A gauche se déroulent les épisodes de la Divine Comédie : V Enfer ^ « où est laissé toute espérance » ; le Purgatoire et le Paradis^ remplis de pécheurs et d’élus sans costume. Dans le groupe des damnés qui se' dirigent vers les cercles infernaux, les femmes, contrairement à la galanterie habituelle des artistes, paraissent en plus grand nombre, et ce n’est que justice : Saint Paul ne dit-il pas que la femme a perdu le monde? Nous pouvons même ajouter qu elle continue à le perdre.
Naguère, derrière le grand autel se dressait le groupe colossal d\Adam et A'ue (fîg. 111) par Baccio Bandinelli. Mais ce marbre, après avoir pendant plus d’un siècle servi de retable au maîtreautel de la cathédrale, fut conspué par Cosme III et relégué dans la cour du Musée municipal, à cause de son réalisme violent. En effet, les organes saillants d’Adam sont ombragés de leur toison naturelle, mais Eve est épilée, rien ne dissimule sa nudité; elle
L^\RT PROFANE A l’ ÉGLISE
écarte, au contraire, les mains de son tronc et sa riche nature semble solliciter l’admiration des visiteurs. Anomalie curieuse : la
Fig. 111.
compagne d’Adam est de plus grande taille cpie lui; est-ce pour indiquer la prépondérance conjugale de la femme?
Encore un méfait de la pudicité dont fut victime le premier homme. L’Eglise des Saints-Apôtres, dont la fondation a été attribuée à Charlemagne, contenait une Conception^ le chef-d œuvre de Vasari; or, assure Valéry, « elle a reçu quelque dommage d un méchant peintre chargé de donner plus de pudeur à la figure d’Adam. »
Dix gracieux et vivants bas-reliefs exécutés de 1431 à 1440 par Donatello et Luca délia Robbia, et qui étaient destinés à l’ornementation de la tribune des orgues sont exposés au Musée du Dôme.
C’est une l)ande de fillettes couvertes de draperies transparentes et de garçonnets k peu près nus, mais pudiques, qui chantent et dansent avec entrain. En face d’eux un groupe de génies entraînés par l’exemple déploient encore plus d’ardeur dans leurs évolutions chorégraphiques. Cette bacchanale chrétienne est trop connue pour être reproduite ici h
2® Baptistère. — Ce vaste monument, qui était primitivement la cathédrale, le duômo, abrite aussi les mânes de tristes personnages, comme le scandaleux Balthasar Coscia, devenu pape sous le nom de Jean XXIIl. L’ancien pirate repose en paix à l’ombre d’un mausolée dû au ciseau de Donatello, sous la protection des Vertus théologales dont la plus auguste — la Charité — olfre ses mamelles généreuses.
Sur un autel se dresse une hideuse statue en bois, du même artiste; elle représente la Madeleine vieillie, émaciée, vêtue de ses
1. On s’étonne de rencontrer au milieu d’une nef d’église une statue de Donatello représentant Poggio Bracciolini, autrement dit le Pogcfe, auteur de contes ultra licencieux, quoique secrétaire du Concile qui lit brûler Jérôme de Prague ; mais de telles surprises sont fréquentes en Italie. Il est d’ailleurs en fort mauvaise compagnie, celle du condottiere anglais Jean Aucud, fameux par sa cruauté et dont Paolo Uccello a sculpté le tombeau. Voici un de scs exploits : Pendant le sac de Faenza, voyant deux officiers, dans un couvent, se disputer une jeune et belle religieuse, il ne trouva rien de plus ingénieux pour trancher le différent, que d’égorger la pauvre nonne tte.
Avant de quitter le Dôme, rappelons un usage qui dura jusqu’à la fin du dixhuitième siècle : les bagasses ou femmes de mauvaise vie étaient tenues d’assister au sermon prêché à la cathédrale, la cinquième semaine du carême ; « ce sermon, dit Valéry, était destiné à peindre l’ignominie de leur état et à les en faire sortir ». Les repenties, touchées par la grâce ou la» rente viagère, étaient admises dans le Conservatoire cleUe mal ma rite, asile placé sous l’invocation de Marie-Madeleine. Les courtisanes, en Italie, eurent leurs jours de grandeur et de décadence. Ainsi, le Sénat vénitien, qui les avaient chassées, les rappelèrent vers le milieu du di.xhuitième siècle par un décret, où elles étaient qualifiées de noslro hene marile merelrici. On leur accorda une indemnité et une dotation, mais elles furent parquées dans des maisons appelées case rampane, d’où la dénomination injurieuse decarampana. En 1800, la police française lit moucher les deux chandelles allumées la nuit à leur fenêtre, comme une enseigne lumineuse. Il va sans dire ({ue ces luminaires profanes n’avaient rien de commun avec les deux lumières qui brillaient et brillent encore au dehors de Saint-Marc, pour rappeler aux juges l’erreur commise sur un boulanger, accusé d’assassinat parce qu’il avait eu le tort de ramasser et de garder le fourreau d’un poignard trouvé sur un cadavre. L’austère cour d’Autriche qui, à Schœnbrünn, banissait de la vue de Marie-Louise les animaux mâles, supjirima les filles publiques de Venise, en 1810 ; et comme cet ostracisme pudibond coïncidait avec la restitution et la réinstallation â la cathédrale des fameux chevaux de bronze, les Vénitiens murmuraient qu’en leur rendant leurs chevaux on aurait aussi bien tait de leur laisser leurs vacche.
t/art profane a i/éc.mse
cheveux. C’est une œuvre d’un réalisme dont la violence n’a rien à enviera celle de sa cong'énère de l’église delà Sainte-Trinité (fig. VM).
Un ruban, revenez-y de coquetterie surannée, enserre la taille de cette ruine sans parvenir à la dessiner, en raison de sa maigreur squelettique.
A la sortie, nous avons tout le loisir d’admirer les mille détails délicieusement fouillés des trois célèbres portails en bronze, surtout celui de l'Est, chef-d’œuvre d’orfèvrerie, ciselé par Gbiberti, et nommé « la porte du Paradis » depuis que Michel-Ange l’avait déclaré digne de fermer l’entrée de l’Eden. Les bas-reliefs de cette merveille sculpturale qui, à notre point de vue spécial, attirent le plus l’attention sont : la Naissance d’Èvc (fig. 7 bis), que des angelots aident à sortir du flanc d’Adam; la Tentation, où un séraphin ingénieux et prévo}"ant voile du bout de son aile les organes du premier homme, et V Ivresse de Noc (bg. 112), avant que 1 un de ses fils ne couvre sa nudité.
Dans les mag-nifîques encadrements de la porte Sud, où Ghiberti s’est portraituré avec sa tête chauve, on remarque une Cai'itas dans le simple appareil (fi Hd) et un
d une main, la mâchoire d’âne qui lui servit à combattre les Philistins et ébranle, de l'autre, la colonne du palais dont les ruines vont 1 ensevelir. On se demande à quoi sert l'ample draperie qui flotte derrière lui.
3® Campanile. — De même, Caïn se sert d’une peau de bête pour
i/aHT profane a l/EfiLlSE
1 oo
couvrir seulement son dos; aussi sa nudité antérieure a t elle été
sérieusement endommagée par un adepte de Savonarole (fig. il à).
La Création cT Eve (lig. 11(1) et
V Ivresse de Noé (lig. 117) dessinent encore des nudités un peu crues.
Donatello a gratifié son David des traits de Zuccone, l’homme le plus laid de Florence ; il considérait cette caricature comme son chef-d’œuvre.
4« Opéra del Duomo. — V Œuvre de la Cathédrale^ située derrière l’abside du Dôme, conserve les documents figurés et plastiques qui ont trait à 1 histoire de Santa Maria del Fiore et de son Baptistère.
Aux murs de l’escalier sont fixés les vingt-quatre bas-reliefs imaginés et exécutés par Baccio Bandinelli et Giovanni Lorenzo, pour le chœur de l’église; mais, à cause de la trop grande liberté d’allure des sujets traités, ils ont été relégués au Musée du Dôme. Nous reproduisons le plus expressif (fig. 118); ab uno disce omnes.
On voit dans la première salle trois chapiteaux enjolivés de néréides au buste nu, — tre capitelli di pietra serena, — et dans la seconde, les Cantoria, pleins de fougue et de sans-gene, de Dona-
tello, déjà décrits.
5» Annonciade'. — 6» Congrégation-.
Fig. 115.
70 Santa Croce. — A l’entrée de ce Panthéon florentin s’élève le
1. Dans V Adoration des Macfes d’André del Sarto, la ligure tournée vers le spectateur est celle de Sansovino, et le personnage qui s’appuie sur son épaulé est le pein re lui-même. Les fresques de Sainte-Marie-Nouvelle sont aussi .l'emplies de portraits
2. Le facétieux Piovano Arlotto ou Mainardi a etc inhume eu dans cette
église qui existait Via San Gallo ; « sa plaque funéraire, dit de Lalande, portait une épitaphe plaisante, dans le goût du personnage »,
Fis-, lit».
Fig. 117.
i/aRT profane a l/Ér.LISE
colossal mausolée de Michel-Ange, nardo Rossellini : V Architecture^ (fig. 119). Celle-ci est la seule qui a le buste en partie découvert; elle tient une figurine d’homme nu, sans bras, mais muni d’organes vigoureux et ombragés de poils.
Vis-à-vis, est érigé le tombeau de Galilée^ par J. Foggini ; il est surmonté de la Géométrie boutonnée et de V Astronomie « dépectorée »
(fig. 120). La favorite de Galileo
Fig-. 118.
orné de trois statues de Berla Peinture et la Sculpture
Galilei montre son hémisphère mammaire droit à nu et tient de l’autre côté le dessin de la sphère solaire, une quasi variante de la Comparaison de Lawrence.
Vous savez que longtemps la sépulture ecclésiastique fut refusée à Galilée, en qualité d’hérétique. D’abord inhumé place Saint-Marc,
1. En 181o, tous les papiers enlevés à l’Italie lui furent restitués, à l’exception du procès de Galilée. Quelle est la main pieuse qui a fait disparaître ce dossier, intéressant à plus d’un titre? Is fecit cui prodest.
à la porte du noviciat des Dominicains, on toléra dans la suite le tlépot de ses os à l’intérieur de Santa-Cu'oca, mais sans le moindre apparat, jusqu'à ce que l’érection de son monument funèbre fut en lin autorisée. Le même hommage tardif a été rendu au Dante, exilé de Florence : le portrait de Fauteur réhabilité de la Divine Comédie figure à la cathédrale, par suite d’un décret de la République qui annonçait, en même temps, Félévation d^un mausolée expiatoire, resté à Fétat de projet.
Dans le tableau d’autel de la chapelle Zanchini, Agnolo Alloio, dit le vieux Brozini, a peint la Délivrance des âmes par le Christ.
Il y a là, écrit Maximilien Misson en 1688, je ne sçay combien d’âmes femelles qui sont bien j^aillardes pour un tableau d’autel. On dit mesme que celle qui figure estoit le vrai portrait de la maîtresse du peintre, et que celui-ci se seroit représenté au côté droit du tableau, regardant la première femme.
Ce tableau de famille, de la main gauche, a disparu de l’église Sainte-Croix.
Chapelle Bardi. Une fresque de Giotto montre saint François d’ Assise qui se dépouille de ses vêtements et renonce à l’héritage paternel.
Sur un vitrail de la quatrième fenêtre, relatif au martyre de Sanctus Siffismond ^ rex Burgundiæ, un homme nu occupe une tribune.
Nous aurons à signaler le tombeau de FArétin, le poète et habile historien chaste, pour rappeler la méprise commise par Mme de Staël qui le confondit avec son cynique homonyme, lequel se vantait d’avoir deux plumes, l’une d’or et l’autre de ferb
1. Le tombeau de Pierre Arctin est à Venise dans l’église de Saint-Luc, dont
i/art profane a l’éolise
Terminons cette ronde funèbre par un détail décoratif de la sépulture de saint Antonin ; il nous fournira la note facétieuse, le mot de la lin. Nous résumons le récit de « deux "•entilliommes suédois » (1764). L’une des peintures qui ornent la chapelle funéraire d’Antonin représente un de ses miracles. Cet archevêque tient une balance dont l’un des plateaux est occupé par un panier de fruit, l’autre par un papier sur lequel est écrit deo gratias. A coté, on voit un villageois « dans un stupide étonnement ». Ce paysan vient d’apporter à saint Antonin un panier de fruits et, pour tout paiement, l’auréolé le gratifie d’un Deo gratias. Le rustre mystifié objecte que ce gratias est une maigre rémunération ; pour lui en faire apprécier la valeur, saint Antonin demande une balance et montre que le poids de son Deo gratias l’emporte sur celui des fruits. Et voilà comme une mystification devint un mystique miracle.
8® San Lorenzo. — Le Saint-Denis de Florence. Chapelle-mausolée des Médicis à la Nouvelle Sacristie. A droite s’élève le tombeau de Julien II de Médicis (*|- 1516), troisième fils de Laurent D*’ le Magnifique, duc de Nemours, frère de Léon X, représenté assis, en général des Etats de l’Eglise, le bâton de commandement à la main; tête énergique de condottiere. Il paraît presque nu, le torse emprisonné dans une cuirasse en peau qui accuse ses formes athlétiques et dessine la saillie des mamelons. Le Jour (fig. 125) et la Nuit (fig. 122, 123 et PL III) sont à demi couchés sur le sarcophage à volutes trop étroit. Pour la statue de la Nuit., qui seule est terminée, Michel-Ange s’est surpassé ; il lui a prodigué toute la puissance et l’originalité de son génie. Elle est musclée en Hercule, même au repos, comme toutes les conceptions de Buonarroti ; sa nudité est absolue. « Elle semble s’assoupir, dit Paul de Musset, dans une atti-
ranagramme convient à l’impudicité de ses vers. Jean de la Faye rapporte l’épitaphe qui fut faite à cet écrivain, vénal, vénéneux et vénérien, lequel devint évêque de Nocera — encore un nom prédestiné, de nocere, (nuire) :
Condit Aretini cineres lapis iste sepullos,
Mortales atro qui sale perfricuit.
Intactus Deus est illi : causamque roqatus HcLUC dédit; Ille, inquit, non mihi notas erat.
Le temps par cpii tout sc consume. Des Monarques, de qui la gloire
Sous cette pierre a mis le corps Est vivante après le trépas ;
De l’Arétin, de (pii la plume Et s’il n’a pas contre Dieu même
Blessa les vivants et les morts ; Vomi quelque horrible blasphème,
Son encre ternit la mémoire C’est qu’il ne le connaissait pas.
Flanche 111
tilde être humain ne saurait garder plus de cinq minutes, sous
peine d'avoir des crampes intolérables dans tous les membres ». Un
Fij:::. 121. — Le Crépuscule. Etat de projet. La planche V donne l’état d’exécution.
poète contemporain de Michel- Ange, Jean Strozzi, y inscrivit un quatrain dont voici une traduction versifiée :
Tu vois, ici, doucement sommeiller La Nuit, qu^un Anj^i^e en la pierre a formée ;
Puisqu’elle dort, c'est qu’elle est animée :
N’en doute pas ; tu n’as qu’à l’éveiller.
Fig. 122. — La Nuit. Etat de projet.
Le sculpteur florentin répondit par un quatrain plein d’amertume, où il fait allusion à l’oppression de la liberté anéantie avec la répu-
I/ART l'UÜFANE A L É(iLlSE
blique par Alexandre de Médicis (la crainte de représailles l’empéclia d’achever son œuvre) :
J’aime à dormir, je ne regrette pas D’être de pierre, en ces jours d’injustice,
Voir et sentir, ce serait un supplice :
Epargne-moi, de grâce, parle bas !
Fig. 123, 124. — La Nuit et l’Aurore. Etat d’exécution.
C’était la consigne de l’Italie opprimée : à Naples, le Mazaniello de la Muette de Portici chante : « Pêcheur, parle bas » ; à Venise, dans Haydé, on répète en sourdine : « Ghantez-y, mais n’y parlez pas ! »
En face de Julien, son neveu Laurent (*j- 1519), duc d’Urbin, le père de la cruelle et peu scrupuleuse Catherine de Médicis, domine aussi son tombeau. Par opposition à son oncle, qui exprime la vie active, combative, militante ou V Action^ Laurent allégorise la vie contemplative et méditative ou la Pensée^. Il paraît plongé dans une pro-
1. Rachel et Lia du tombeau de Jules II représentent aussi la vie active et la vie contemplative.
fonde rêverie, ce qui lui a valu le surnom de il Pcnsicro ou Pcnsiero,<io, le Penseur. Mais cette attitude,
Où Micliel-Ano-e a fait le marbre de Carrare Penser sur un tombeau.
n est nullement en rapport avec le caractère du personnage ; il cache sa tiagique et laide figure de violent débauché sous la visière de son
Fig'. — L’Aurore. Etat de projet.
casque, comme s’il méditait un mauvais coup. L’expression de cette statue est-elle pour quelque chose dans le choix de la sépulture d Alexandre, assassiné en 1537? On sait qu’il repose aux côtés de Laurent dans le même sarcophage décoré aussi de deux ficrures
l’art profane. II.
L Airr PROFANE A I. EOTJSE
symboliques : le Crépuscule (fig. 121 et pl. Vj et V Aurore (fig. 12b et pl. IV), groupe qui, avec celui du Jour et de la Nuii^ ])ersoiiuitie les phases fugitives de la destinée humaine.
Charles-Quint, dit-on, s’étonna de ne pas voir V Aurore se lever et parler, tant elle est vivante. A l’exemple de son antagoniste, le
Fig. 127. Fig. 128. Fig. 129.
Crépuscule^ sa nudité est complète ; la taille seule est enrubannée d’une ceinture de Vénus. Les mamelles de la Nuit sont gonflées outre mesure et prêtes à éclater ; elles offrent une autre particularité curieuse : leurs mamelons sont en érection, comme hypertrophiés, et ceinturés d’une aréole boursoufllée, tandis que les bouts de seins del’xiu/’orc, sa voisine, sommeillent et saillent à peine. Aussi, les pudibondes miss appellent-elles la première Florror^ et dans les ateliers, célèbre-t-on la beauté « tétonique )> de Tune et titanique de l’autre. Ces détails anatomiques sont en contradiction avec le symbolisme du repos et du réveil de la Nature exprimé |w ces deux figures féminines.
Les têtes du Jour et du Crépuscule sont à peine ébauchées, la première surtout ; mais, par contre, leurs organes génitaux sont terminés et vigoureusement accusés. Aucune feuille de vigne ne les recouvre, et nous sommes dans une chapelle, tandis qu’à l’Académie des Beaux-Arts, la copie en plâtre en est munie !
Pourtant, à Saint-Laurent, V Aurore fut longtemps affublée d une draperie en métal, comme on le voit sur la figure 124 ; mais on a fini par reconnaître que cet écran protecteur n’avait rien à cacher et il
Planche I\'.
Page 130. — \ J Aurore. Phot, Brogi.
Planche V
iL' ■