‹ L'art profane à l'égliseChapitre 49 sur 97 · Monumenta sepulchrali de la Toscane, pl. xm · texte numérisé non relu

Monumenta sepulchrali de la Toscane, pl. xm

ieprocluite par Montfaucon, dans VAniiq. expliq., t. V, 90 pl. LXXIII. Voici

i/art profane a t/éolise

SC défendant contre les attaques d'un téméraire qui voulait lui faire

Fig-.

Fig. 239.

Fig. 240.

ViiT. 241.

l’inscription qui célèbre la pureté liliale et « la modestie singulière »

de l’héroine :

nus MAIN'in. LIVILLAE HARMONIAE TIHVUTIANAE PUDICITIAE I>’COMl*AUAlULlS 5IOOESTIAE SINüULAlUS SACRUM.

subir les derniers outrag-es. Cette urne, qui ne fig-ure pas au Campo Santo, renfermait aussi les cendres de Leuteria Clvtoris et celles des siens,

— nom plus propre à une prêtresse de Lesbos qu'à une chrétienne. Les anciens s’appliquaient à écarter toute idée trop funèbre, même dans les imag-es consacrées à un mort ; ils leur donnaient une forme aimable.

Les monuments tumulaires du Campo Santo exposent de préférence des Yv, 042

scènes païennes (lig-. 238, 239, 240), où

s ébattent tritons, néréides, ménades et amours ; Bacclius et Vénus

n ont-ils pas le même cri de ralliement : Bihite ! Certains sont

l’art profane a l’égltse

décorés de V Enlèvement de Proserpine ou d'Europe (fig-. 241) ; d’autres racontent le mythe de Diane et Endymion^ à' Ariane

et Bacchus (lig, 242), d' Adonis et Vénus (fig. 243), de et Psj/ché (fig. 244, 243), etc. Cette dernière fiction et celle de

Méléagre rappelaient allégoriquement l’immortalité, l’espérance d’une vie future.

Sur le sarcopliag-e de Tévêque Ricci, on reconnaît les inséparables Grâces « qui dansent » (lîg’. 246). Une urne sépulcrale en marbre, provenant de Tég-lise Saint-Zénon, représente un cortège nuptial ;

les extrémités sont occupées par Castor et Polliix, avec figures emblématiques à leurs pieds (fig. 247).

D’autres sépultures essentiellement chrétiennes présentent des motifs non moins suggestifs (fig. 248, 249) ; plusieurs sont empruntés à l’Ancien et au Nouveau Testament. Daniel, par exemple, est sculpté nu entre deux lions, et un bas-relief attribué à Buffalmacco nous montre la Madeleine quelque peu décolletée, soutenant le Christ entièrement dévêtu (fig. 250). Le Rédempteur apparaît aussi sous la figure d’Orphée, le chantre de Thrace qui charmait les bêtes, comparaison peu flatteuse pour les auditeurs de Jésus. Parmi les thèmes funéraires préférés des premiers décorateurs chrétiens, empruntés à la tradition païenne, citons encore Jonas nu, dévoré par la baleine, un gros (( poisson d’avril », l’image de la résurrection à Pusage des Janots, et le gracieux symbole de Psyché, autre image « du bonheur qui récompensera les épreuves d’ici-bas ». La figure 245 représente l’un des motifs qui décorent les urnes sépul-

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