‹ L'art profane à l'égliseChapitre 50 sur 97 · L ’ A RT P R 0 K A NE A L * É G E I S K · texte numérisé non relu

L ’ A RT P R 0 K A NE A L * É G E I S K

craies trouvées dans les catacombes de Saint-Urbain, à Rome, siècle. Clôturons ici cette trop long-ue énumération,

Le reste ne vaut pas rhonneur d’être nommé,

à notre point de vue spécial, s’entend, mais il a certes de quoi satisfaire la curiosité de l’archéolog-ue et de l’artiste.

Fig-. 250.

4° San Stefano ai Gavalieri. — Aux murs de cette église sont fixés des trophées turcs conquis à Lépante, d’où se dégagent des torses nus de négresses aux seins d’ébène.

Le tableau du second autel, côté gauche, a pour sujet la Activité de Jésus, par Al. Allori (1564). Au-dessus de la Vierge en adoration devant son divin rejeton — qiiem genuit adoj'avit — voltige, en cercle, une nuée d’enfants sans ailes, mais non sans sexe (fig. 251); ils le montrent même ouvertement, moins pudiques que le petit Sauveur qui, pour le moment, sauve au moins les apparences, grâce à un étroit bandage ombilical, lequel d ailleurs ne cache

rien.

PisTOJA. — 1® Saint-Jacques. Cathédrale. — Plusieurs panneaux en argent de l'ancien autel et d’un rétable, exécutés en 1287, avaient été dérobés en 1293 par Vanni Fuci, « un voleur qui v gagna

Fig'. 251.

l’honneur d’un tierce! dans V Enfer du Dante». 11 est vrai que ce méfait lui coûta la vie, car il fut bel et bien branché. Les panneaux furent restaurés en 1316. Le bas-relief du panneau placé sur la partie antérieure deFautel représente Adam et Ève à leur naissance ; maître Pietro de Florence qui le fabriqua, ne pouvant faire autrement que de représenter nus nos premiers parents, « dut éprouver quelque résistance de la part des maîtres de Fœuvre effarouchés, car ces derniers firent venir un orfèvre de Sienne pro décidé nclo qiiestionem vestirnentoî'um^ pour décider de la question des vêtements^ ».

Des dragons-femmes ailés, la poitrine chargée de fortes mamelles, supportent la chaire du prédicateur.

Plaisance. D Santo Juste. — Des cariatides soutiennent l’attique de sa façade, comme pour un temple païen.

Entre autres sculptures, cette église possède le gigantesque mausolée de Marguerite d’Autriche, décoré de colossales figures dues au ciseau de Giacinto. Les vastes dimensions de cet apjaareil sépulcral sont en rapport avec la haute stature et les formes viriles de cette princesse qui portait une barbe de sapeur et avait l’audace

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